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La Société de Chasse : Mr. Roland Sorin / Président. Tel : 02 32 51 95 08
Créé en 1953, La Société de Chasse de Giverny est sans doute la plus ancienne association du village, encore existante. Elle rassemble une vingtaine d’adhérents animée par la même passion. Entretenant des relations étroites avec le milieu agricole, elle gère la population animale fixée sur le territoire dans le nouvel esprit de la chasse française. Des actions d’entretien du milieu, de nourrissage de la faune en période hivernale (près de 2 hectares de cultures à gibier) et de surveillance face aux atteintes à l’environnement mobilisant les chasseurs tout au long de l’année, qu’ils soient villageois ou membres extérieurs.
Société de chasse 2008. Faune des berges de l’Epte.
Depuis quelques années, les berges de notre rivière sont habitées par de
nouveaux locataires. Profitant de la dernière crue importante de la Seine,
myocastor coypus a recolonisé les rives de l’Epte. Il s’agit bien des ragondins,
animal d’allure sympathique voir débonnaire. Il avait même fait, je l’ai
constaté, le bonheur de certains jardins publics, nourri en abondance par les
enfants des promeneurs. Le myocastor peut mesurer près d’un mètre, queue
comprise de 40 centimètres. Il est originaire d’Amérique du Sud ; introduit en
Europe pour sa fourrure. Après la désaffection de ce produit, les faillites des
élevages se sont soldées par la libération des animaux dans la nature. Doté d’un
solide appétit, essentiellement herbivore mais consommant aussi des
mollusques d’eau douce, il peut peser jusqu’à 8 à 9 kilos. Sous la pression des
piégeurs, il avait disparu des bords de l’Epte, laissant la niche écologique à son
petit cousin, ondatra zibethica (rat musqué) qui n’a jamais cessé sa présence.
Remarquables pour leurs incisives de couleur orange, très tranchantes, les deux
compères cohabitent même en certains endroits avec le castor, le géant de la
famille.
Le ragondin est actif toute la journée, même l’hiver. Une longue période de
froid peut cependant réduire de manière importante sa population.. Il n’a pas de
véritable prédateur, le renard se méfiant de sa dentition. Notre goupil parvient
parfois à surprendre un jeune fugueur. |