Accueil     Hébergements    Restaurants    Informations    Artistes    Services    Curiosités
Facebook Français | English


Accueil informations à Giverny

INFORMATIONS TOURISTIQUES

INFORMATIONS CULTURELLES  > Les peintres américains et Claude Monet

INFORMATIONS VILLAGE DE GIVERNY

UNE COLONIE D'ARTISTES AMERICAINS

GIVERNY-TRAINS.BUS.TAXIS.AEROPORTS

Les peintres américains et Claude Monet

   

(JPG) Conquis définitivement, il restera toute sa vie à Giverny. Carl Beckwith se joint au groupe. Mme Baudy ne sait où donner de la tête, son fils et sa belle-fille l’aident. Pour faciliter le travail des peintres qui manquent toujours de quelque chose, elle fait venir toiles, châssis,couleurs, pinceaux de la célèbre maison Foinet de Paris (actuellement Lefebvre, rue Vavin). Dice, l’Ecossais, trouvant le thé exécrable, en fait venir d’Angleterre et apprend à Mme Baudy les rites de sa préparation ; il chante, boit, rit, joue de la cornemuse, mais personne ne le voit jamais travailler. Pourtant, si les soirées sont gaies, dans la journée, tout le monde est au « motif ». Les prés se fleurissent d’énormes parasols et Monet, le solitaire, venu à Giverny pour y trouver la paix, fulmine. Ses belles-filles, Mlles Hoschédé, ne sont pas de son avis, heureuses d’avoir quitté la maison un peu triste de Vétheuil. Blanche, qui a 16 ans, fait de la peinture avec Breck. Aux jours de fête, Suzanne, la cadette, danse pendant des heures avec Butler. Radinsky (dont les toiles sont très cotées actuellement en Tchécoslovaquie) qui vient d’arriver est au piano toute la nuit, et Dice leur apprend la gigue.

En 1888, Willard, Emma, Cherry, L.L. France, tous peintres, viennent passer des semaines à Giverny. Beaucoup travaillent en touches divisées, en virgules, suivant la méthode impressionniste ; la peinture de plein air fait fureur. Cependant, d’autres sont encore attachés à l’école académique, aussi Mme Baudy fait-elle construire un atelier dans le jardin de son hôtel afin qu’ils puissent travailler dans un éclairage favorable. Les peintres se trouvent si bien à Giverny qu’ils restent même l’hiver ; le réveillon est fêté joyeusement. Disse fait venir des puddings d’Angleterre et dans les prairies basses inondées par l’Epte, et couvertes de glace, nos peintres organisent une nuit féerique. Les lampions pendent des saules comme des fruits fantastiques et sur cette patinoire de rêve, des ombres aux patins qui sifflent, tournent et virevoltent. Suzanne Hoschédé, poussée sur un traîneau construit pour la circonstance, rit à gorge déployée. A minuit, tous nos patineurs vont réveillonner dans une maison voisine. C’est bien un Noël américain avec la classique dinde « à la confiture ».

A cette époque, à Paris, existait une publication satirique appelée Le courrier français, les Américains y répondent en éditant, avec des moyens très rudimentaires, le Courrier innocent. Watson en est l’éditeur et Richard Hovey, un nouveau, couvre les pages de sa verve poétique. Le tout abondamment illustré, naturellement.