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DES PIERRES ET DES FRUITS. Vous pouvez voir ici et sur le chemin que vous avez emprunté, des tas de silex. Ces monticules ne sont pas naturels mais résultent de l’action de l’homme. En effet, les coteaux étaient régulièrement epierrés, en particulier pour la culture de la vigne : les silex étaient enlevés à la main et transportés en dehors des cultures, où ils étaient disposés en tas, appelés "MURGERS". Les arbres ont ensuite colonisés ces tas de pierres : la gégétation est assz différente de celle que vous venez de quitter. Il s’agit d’un bois de reconquête, plus dense et touffu, dominé par les Cornouillers mâles et Cornouillers sanguins. Ces arbres doivent leur nom à leur bois très dur comme de la corne. Le Cornouiller mâle pouvait être utilisé de diverses manières : le bois servait pour la confection des manches d’outils, et les fruits, au goût légèrement acidulé, pour la fabrication de confitures. Quant aux baies du Cornouiller sanguin, on s’en servait autrefois pour lutter contre la fièvre. Mais ne les goûtez pas : elles sont toxiques.
LA PRAIRIE MAIGRE DE FAUCHE. Cette parcelle, menacée par les ronciers et les aubépines, a été récemment restaurée par débroussaillage et pâturage par les moutons. Son entretien se fait maintenant par fauchage. Ce type de prairie doit son nom au fait qu’elle donne peu de foin. La graminée* prédominante, le FROMENTAL, est accompagnée de plantes telles que les CENTAURÉES, LOTIERS, CAMPANULES, MELAMPYRES des champs et la rarissime OROBANCHE POURPRE. Toutes ces fleurs donnent à cette prairie un aspect très coloré, allant du jaune au bleu, en passant par le mauve.
UN TALUS ENSOLEILLÉ. Un talus, comme celui qui borde ce chemin, constitue une frontière entre deux milieux. Un grand nombre d’espèces animales et végétales y trouvent refuge. Elément structurant d’un paysage, le talus est cependant menacé de disparition, tout comme les haies. La voix de la raison dicterait pourtant de remettre en place ces talus, qui permettent de retenir la terre encas de forte pluie, limitant ainsi le risque de coulées boueuses et l’érosion des sols. Le Lézard Vert apprecie ce type de talus ensoleillé. Peut-être aurez-vous la chance de le voir ou du moins de l’entendre fuir à votre approche. fréquent dans le sud de la France, il est plus rare dans notre région qui constitue la limite nord de son aire de répartition. A la saison des amours, le mâle est reconnaissable à sa gorge teintée de bleu vif. ce reptile se nourrit surtout d’insectes et boit l’eau de rosée sur la végétation. il s’agit d’un animal à sang froid, qui doit lézarder longuement au soleil pour accumuler de la chaleur et augmenter sa température corporelle. Il hiverne dans un terrier à partir d’octobre-novembre et en ressort vers mars-avril. Un autre habitant fréquente ce type de formation : il s’agit d’une araignée PISAURA MIRABILIS reconnaissable à sa ligne jaune dorée sur le dos, qui chasse dans la végétation basse. Elle a un comportement particulier et original : le mâle, pour séduire la femelle, lui apporte une proie entourée de soie, comme cadeau de mariage. Une fois fécondée, la femelle porte un cocon blanc sous son thorax. Quand les oeufs sont près à éclore, elle suspend le cocon à la végétation et tisse autour de lui une toile en forme de tente pour abriter sa progéniture. puis, la mère monte la garde aux alentours de ce nid jusqu’à ce que ses petits se dispersent. |