Giverny | Artiste | Christophe DEMAREZ | Peintre

Publié dans Artistes

Giverny | Artiste | Christophe DEMAREZ | Peintre
Christophe DEMAREZ
115 rue Claude Monet
27620 Giverny
Tel : 06 09 83 33 00
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Christophe DEMAREZ.
Né en 1963 à Vernonnet à 2 kms de Giverny, peint un autre monde.
de jardins d’enfants, de femmes. Des rues qui dansent.
Du temps qui passe et du monde qui bouge en silence.

C’est parce qu’elle est inutile que la peinture de Christophe DEMAREZ est sérieuse.

Ce qu’il y a d’enthousiasmant avec cette peinture est que vous ne pouvez pas vous tromper : il suffit de l’accepter pour ce qu’ elle est. Laissons là l’imitation. ces tableaux ne copient rien, ils créent.
Qu’elle est cette création ? Cet homme est un peintre parcequ’il peint. Et, s’il est peintre, c’est qu’il voit : des dispositions, des agencements de choses et d’objets, des attitudes, des jeux de lumière, des ombres, des intensités chromatiques, des contrastes, des détails imperceptibles.

Parfois un croquis, un dessin préparatoire… Bref, le morceau ne se fait jamais sur nature. pourquoi voit-il l’inutile ? Il est l’individu des petites perceptions. Il y a de l’éponge dans cet homme là, pas de celle qui efface mais de celle qui absorbe et conserve tout. L’éponge, c’est l’autre nom de la mémoire. Lorsqu’elle est bien pleine, il monte dans l’atelier, il s’installe, prend son temps puis ça commence. La mémoire produit les images ; la main, la technique ausi, les incarnent sur la toile dans un agencement inédit, rarement définitif mais toujours audacieux. ce qui sort de la main, de la tête, du corps, ce sont des affects mais il ne faut pas les lâcher n’importe comment.
C’est là le travail. les caprices de la facilité, les astuces qui rassurent sont congédiés, etouffés. En cet instant privilégié, le contact avec la toile épuise ce que la mémoire donne. l’explication, l’empoigne avec la toile s’engagent. C’est long ou c’est rapide mais c’est épuisant. Le signe que c’est fini mais jamais inachevé c’est quand le corps, la mémoire ont tout donné, quand les yeux saturent, l’apaisement peut alors sourdre…

Jusqu’à la prochaine toile, jusqu’à la prochaine provocation.
les regardeurs que nous sommes peuvent enfin arriver.

P. Truchot.

 

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