GIVERNY AUTREFOIS...

Jean-Michel Peers.
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André Buffet
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GIVERNY , autrefois...
par André Buffet et Jean-Michel Peers.

Pour la première fois, on peut se balader dans le Giverny d’autrefois grâce à une compilation de plus de 300 cartes postales, photos d’époque, documents anciens et notes recueillies auprès des anciens du village.

Ce travail, mis à votre disposition sur internet par les auteurs, vous fera découvrir quelques aspects de la vie givernoise entre 1900 et 1940 avec le quotidien des habitants, les anecdotes et les souvenirs.

Promenez-vous ainsi de Manitaux à Falaise, en passant par l’église Sainte-Radegonde, l’hôtel Baudy, la Mairie, la maison du Pressoir et son hôte illustre, les bistrots, les champs de meules, la pension de famille, l’auberge de jeunesse, le marais, le maraîcher et l’horticulteur. Vous rencontrerez aussi quelques Givernois qui ont marqué les mémoires.

Ce travail n’aurait pas été possible sans la collection de la Fondation Terra, les documents familiaux de plusieurs familles givernoises et la gentillesse avec laquelle les plus anciens nous ont ouvert leur mémoire et leurs boîtes à souvenirs. Un grand merci à eux.

Comme tout travail d’assemblage de documents, celui-ci est destiné à être affiné et complété. Un travail sur une période de 40 ans n’est jamais complètement achevé... Vous êtes donc les bienvenus pour y contribuer à votre tour. D’avance, merci ! Cliquez ICI pour découvrir GIVERNY, autrefois...

AGRICULTURE et ELEVAGE.

Avant sa notoriété mondiale actuelle, Giverny était un simple village de cultivateurs et d’éleveurs. La description du village et son schéma géomorphologique montre la diversité des sols et des expositions, ce qui a, de tous temps, favorisé une agriculture très diversifiée. On y cultivait même la vigne sur les coteaux calcaires ensoleillés.

La plaine était riche d’alluvions apportés par la Seine. Un horticulteur faisait affaire au quartier des "Grands Jardins" et un maraicher cultivait entre "le Pressoir" et la "Maison Rose".





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Les "CAFE-TABAC-EPICERIE"

Il y avait huit hameaux à Giverny. Chacun avait son estaminet. Les mieux placés faisaient épicerie, parfois bureau de poste, et même arrêt de bus. Le plus connu, l’Hotel Baudy., commença comme cela avant de se développer et devenir, avec l’arrivée des peintres, américains pour la plupart, le haut lieu artistique du village.

Dans les années 30, le Vieux Moulin, appelé aussi le Café de la Gare, était le rendez-vous des jeunes du samedi soir. Il y avait une salle de bal, et l’ambiance y était assurée ! C’était aussi le rendez-vous des chasseurs et des pêcheurs.



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On compta jusqu’à 5 lavoirs à Giverny, disséminés sur le bras de l’Epte appelé "le ru de Giverny" et qui longe l’ancienne voie ferrée. Il en reste 3. Deux de ces lavoirs étaient proches des moulins de Cossy et de Chennevières, eux aussi dépendant, bien sûr, de l’Epte et de son ru.

Le PONT de LIMETZ

Ce pont, commun à Giverny et à Limetz, fut, au départ, un sujet de discorde entre les deux communes, chacune défendant ses intérêts quant à son utilité, sa construction et son entretien.
Même les marchandises qui y transitaient faisaient obstacle, comme le vin, puisque Giverny et Limetz étaient tous deux producteurs. Son emplacement devint stratégique avec l’arrivée du chemin de fer et de la gare commune aux deux villages.



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La MAISON COMMUNE et l’ECOLE

Un longue histoire, qui part de la Révolution pour nous conduire jusqu’en 1933, où, sur quelques photo de classe, on retrouve les parents de familles habitant le village aujourd’hui.
Le bâtiment Mairie-Ecole-Logement de l’instituteur date de 1862. Un très beau cliché fin 19ème montre une photo de classe avec, au dernier rang, trois grands garçons avec un fusil de bois à l’épaule. La perte de l’Alsace-Lorraine en 1870 n’était pas oubliée, et l’espoir d’une revanche bien présent.
En un demi-siècle, l’école de Giverny n’a connu que deux instituteurs : Achille Delaplace et Charles Bouquet .



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LA VIE ASSOCIATIVE

Malgré la longueur du village et la vie de quartier, les Givernois ont toujours aimer se réunir. Ici,ont voit les pompiers volontaires. Mais il y avait aussi la Société de Tir, fondée en 1905, qui disposait d’un stand de tir moderne, avec liaison téléphonique, sur la route Bois-Jérome (le Grand Val).
Il y avait aussi une Société de Chasse, une Société de Musique et des activités sportives, billard et tennis, sur les terrains aménagés face à l’Hôtel Baudy.
Chaque année il y avait aussi la Fête Patronale le jour de Pâques.

LA PÊCHE ET LES DIVERS MÉTIERS

Il y avait des pêcheurs professionnels et des métiers curieux, qui ont disparu, comme la pêche et la vente de sangsues ou le ramassage de bouses. On utilisait toutes les ressources !
On trouve sur cette page la liste des patentes de la chambre de Commerce d’Evreux publiée en 1903. Cela donne une idée des nombreuses professions exercées à Giverny.
A cela s’ajoute un volet industriel avec les activités agro-alimentaires, dont la production de farine à partir de la production locale.



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