CHRISTOPHE DEMAREZ |
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Christophe DEMAREZ.
C’est parcequ’elle est inutile que la peinture de Christophe DEMAREZ est sérieuse. Ce qu’il y a d’enthousiasmant avec cette peinture est que vous ne pouvez pas vous tromper : il suffit de l’accepter pour ce qu’ elle est. Laissons là l’imitation. ces tableaux ne copient rien, ils créent.
Parfois un croquis, un dessin préparatoire... Bref, le morceau ne se fait jamais sur nature. pourquoi voit-il l’inutile ? Il est l’individu des petites perceptions. Il y a de l’éponge dans cet homme là, pas de celle qui efface mais de celle qui absorbe et conserve tout. L’éponge, c’est l’autre nom de la mémoire. Lorsqu’elle est bien pleine, il monte dans l’atelier, il s’installe, prend son temps puis ça commence. La mémoire produit les images ; la main, la technique ausi, les incarnent sur la toile dans un agencement inédit, rarement définitif mais toujours audacieux. ce qui sort de la main, de la tête, du corps, ce sont des affects mais il ne faut pas les lâcher n’importe comment.
Jusqu’à la prochaine toile, jusqu’à la prochaine provocation.
P. Truchot. |