La Fondation Claude Monet

Publié dans Fondation Claude Monet

La Fondation Claude Monet
La Fondation Claude Monet
84 rue Claude Monet
27620 Giverny
Tel : 02 32 51 28 21
Fax : 02 32 51 54 18
Site web

Tarifs 2015 – Du 28 mars au 1er novembre 2015

  • Enfants moins de 7 ans : gratuit
  • Handicapés : 4.00 €
  • A partir de 7 ans / Étudiants : 5,50 €
  • Adultes : 9,50 €

Tous les jours de 9h30 à 18h

Dernière admission 17h30

Vente de billets coupe-file ICI


 

Il est indispensable de faire un pèlerinage à Giverny, dans ce sanctuaire fleuri, pour mieux comprendre le Maître, pour mieux saisir les sources de son inspiration et pour l’imaginer toujours vivant parmi nous.
Gérald Van der Kemp. C’est à Giverny qu’il faut avoir vu Claude Monet pour le connaître, pour savoir son caractère, son goût d’existence, sa nature intime…
Cette maison et ce jardin, c’est aussi une oeuvre, et Monet a mis toute sa vie à la créer et à la parfaire.
Gustave Geffroy.
Photo, de gauche à droite : Kuroki (née princesse Matsukata), Claude Monet, Lily Butler, Blanche Hoschedé-Monet et Clemenceau.

En mars 2008, Monsieur Hugues R. GALL a été élu, par ses confrères de l’Académie des Beaux Arts, directeur de la Fondation Claude Monet à Givemy. Hugues Randolph GALL, né à Honfleur le 18 mars 1940, est un directeur d’opéra français, qui a notamment dirigé le Grand Théâtre de Genève et l’Opéra National de Paris. Après ses études à l’institut d’études politiques de Paris et à la Sorbonne en lettres allemandes, il commence sa carrière dans les cabinets d’Edgar Faure au ministère de l’Agriculture puis au ministère de l’Education Nationale ; dans ce dernier poste, il est chargé des enseignements artistiques. Il crée alors la filière musicale du baccalauréat et le département artistique de l’université de Vincennes. Il fait ensuite partie du cabinet d’Edmond Michelet, ministre d’Etat chargé des Affaires Culturelles. Secrétaire général de la Réunion des théâtres lyriques nationaux à partir de 1969, il est l’adjoint de Rolf Liebermann au théâtre national de l’Opéra de 1973 à 1980. Il est ensuite directeur du Grand Théâtre de Genève de 1980 à 1995, et enfin directeur de l’Opéra National de Paris de 1995 à 2004. Il est, depuis 2004, Conseiller d’Etat en service extraordinaire ; il est vice-président de la Fondation Noureev, de la chambre professionnelle des directeurs d’opéras (CPDO), membre du conseil de la Fondation d’entreprise de Veolia Environnement, depuis septembre 2004, Président du conseil d’administration de l’Institut pour le financement du cinéma et des industries culturelles (IFCIC).
Monsieur Hugues GALL est aussi Commandeur de la Légion d’Honneur entre autres distinctions et Membre de l’Académie des Beaux Arts, élu le 18 décembre 2002 au fauteuil de Daniel Wildenstein (section des membres libres).

FLORAISON du jardin de Claude Monet

  • Avril :
    Narcisses, Tulipes, Jacinthes, Jonquilles, Pensées, Fritillaires, Paquerettes, Myosotis, Cerisiers et Pommiers du Japon…
  • Mai :
    Azalées, Rhododendrons, début des Iris, Giroflées, Glycines, Pivoines, Geraniums, Marguerites, Delphiniums…
  • Juin :
    Roses, Clématites, Pavots, Cytise, Juliennes,Tamaris…
  • Juillet :
    Roses, et toutes les annuelles au début de leur floraison : Capucines, Mufliers, Tabacs, Sauges, Verveines, Soleils, Sanvitalias, Coréopsis, Dahlias, Cleomes, Cosmos, Rudbeckias, Glaïeuls, Ageratums, Roses trémières… Début des nénuphars
  • Août :
    Dahlias, cosmos, hibiscus… Fin des Nénuphars
  • Septembre :
    Début des Capucines dans l’allée centrale, Asters, Dahlias, Cosmos, Rudbeckias,…
  • Octobre : 
    Dahlias. Toutes les annuelles jusqu’aux gelées…

Le plan des jardins de Claude Monet (.pdf)

 

Claude Monet

Paris
1840-1926
Giverny
Vers 1845 Sa famille s’installe en Normandie, au Havre.
Vers 1858 Rencontre Eugène Boudin qui l’incite à peindre en p)lein air.
1859-1860 Elève à l’Académie Suisse à Paris puis dans l’Atelier de Charles Gleyre entre 1862 et 1864.
Années 1860 Fait la connaissance d’Auguste Renoir, Frédéric Bazille et Alfred Sisley. Peint à Fontainebleau et sur la côte normandie.
1862 Rencontre le peintre néerlandais Johan Barthold Jongkind qui influence son oeuvre.
1870-1871 Séjour à, Londres. Découverte de l’oeuvre de John Constable et J.M.W.Turner.
1871-1883 Vit à Argenteuil, Vétheuil et Poissy.
1874,1876,1877,1879,1882 Expose avec le groupe impressionniste
1880-1889 Peint sur les côtes normande, bretonne et méditerranéenne.
1883 S’installe à Giverny au Pressoir qu’il achète en 1889
1889 Commence la série des Meules suivie des Peupliers et des Cathédrales de Rouen dans les années 1890.
1899 Première série représentant son jardin d’eau avec le pont japonais.
1899-1901 Voyage et peint à Londres.
1908 Voyage et peint à Venise
1912 Atteint d’une double cataracte. Toutefois, il continue de peindre.
1916-1926 Réalise les panneaux monumentaux des Nymphéas pour l’Orangerie des Tuileries à Paris.

Depuis 1878, le peintre, Claude Monet habite Vétheuil, où il mène une vie difficile. Malgré ses détracteurs, il veut rendre, en peinture, la nature telle qu’il la voit. Aidé et soutenu par Durand-Ruel, il poursuit la lutte. A partir de 1880, la critique est plus compréhensive, ses toiles se vendent. C’est alors qu’afin de changer de paysage, il part à la recherche d’un autre logis d’où il rayonnera pour peindre de nouveaux motifs. A pied, il arrive ainsi à Giverny. Dès l’abord, le petit village l’enchante ; les courbes y sont plus douces qu’à Vétheuil, l’Epte, aux eaux sombres, serpente entre de grands herbages bordés de peupliers bruissants, les blés ondulent mollement. Au loin, la Seine a creusé son lit au pied de la colline qui, violette contre le jour, barre l’horizon. Le peintre est ravi. Il cherche une maison à louer, en trouve une toute simple, vraie habitation de paysan aux solides murailles de pierre. Dans le clos qui descend en pente douce jusqu’à la route, déjà il rêve à la féerie de couleurs qu’il pourrait y créer en le plantant de fleurs. Un petit ruisseau gargouille. Le 1er mai, triste jour où il apprend la mort de son ami Manet, il emménage ; voici le premier peintre installé à Giverny. D’autres y viendront par la suite, mais aucun n’atteindra sa gloire. L’installation terminée, il se met au travail et chaque jour, de l’aube au couchant, il peint.
En 1885, son ami de Conchy vient le voir, accompagné du peintre américain Robinson. Celui-ci, de l’école de Millet, très impressionné par la peinture de Monet et enthousiasmé par le site, promet de revenir. Ce sera en effet un fidèle habitué de Giverny dans les années qui suivront. Le Metropolitan Museum de New-York possède le portrait d’une vieille habitante de Giverny, Mme Cardonnet, ainsi qu’une vue de la colline peinte par lui à cette époque.

Claude Monet et les Givernois.
Dès son arrivée à Giverny, bien que sa situation financière soit précaire, Monet organise rapidement une vie familiale : les aînés des enfants sont en pension à Vernon, les petits sont scolarisés à l’école publique de Giverny. Monet se montre difficile avec les gens du village et ceux-ci le regardent comme un « horzin » doublé d’un artiste. Deux anecdotes témoignent des difficultés relationnelles entre Monet et ses concitoyens :
les paysans qui connaissaient la passion de Monet pour la campagne environnante, lui menaient la vie dure dès qu’ils le voyaient attaché à un site. Il payera pour conserver quelques mois une meule et en étudier les métamorphoses.
l’histoire des peupliers : Monet entreprend vainement des démarches auprès du maire pour éviter qu’ils ne soient abattus le jour même et doit conclure un arrangement financier avec le marchand de bois pour que lui soit laissé le temps de finir de les peindre.
En 1892, devant les réticences locales et administratives pour l’obtention des autorisations nécessaires à l’aménagement de ses terrains, Monet pris d’une forte colère, s’exclame : « …Donc ne plus m’en parler, je veux peindre. Merde pour les naturels de Giverny, les ingénieurs » Il adresse une requête au préfet de l’Eure et obtient les autorisations : sans quoi, il n’y aurait pas eu de nymphéas ! En 1892, il épouse Alice à la mairie de Giverny. Le 20 juillet 1892, il mène le cortège qui se dirige vers l’église de Giverny pour le mariage de sa belle-fille Suzanne avec le peintre Butler. (tableau de T. Robinson) A la suite des élections municipales de 1896, le nouveau maire est tout acquis à la cause de Claude Monet, devenu notable, plus riche, et dont on se dispute les faveurs. Il valorise tous les gestes de Monet envers la commune. Les Givernois commencent à considérer l’artiste comme la gloire du village. Monet est promu au rang de bienfaiteur officiel de sa cité et commence à s’impliquer dans la vie du village. Vers 1907, avec son physique de patriarche, il s’exclame : « hormis la peinture et le jardinage, je ne suis bon à rien ». Devant l’excitation des visiteurs à Giverny et le microcosme venu s’y installer, Il entretient sa réputation de « sauvage » « j’habite la campagne pour être tranquille…faites comme moi : travaillez, cherchez ». Le 22 mai 1911 ont lieu les obsèques d’Alice dans l’église de Giverny ; en 1914, son fils Jean est enterré au village. Monet vit alors dans une solitude quasi-totale qu’il consacre à son travail. Le 5 décembre 1926, à 86 ans, il s’éteint. « Enterrez-moi comme si j’étais un brave homme du pays. Et soyez seuls, vous, mes parents à marcher derrière ma dépouille. »
Les gens du pays respecteront les volontés du Maître.

Le Village de Giverny et le Peintre Claude Monet.

Le calme et la sérénité qui règnent à Giverny se retrouvent dans nombre de villages normands. Cependant, en 1883, parcourant la Normandie, sa terre d’élection, à la recherche d’un lieu où s’installer, Claude Monet remarque, lors d’un voyage en chemin de fer, la lumière exceptionnelle qui baigne ce village. Il découvre avec ravissement Giverny. Adossé aux collines de la rive droite de la Seine. Giverny est longé par le Ru, bras de l’Epte qui va se jeter dans la Seine. Le paysage est composé de vallées, de prairies fleuries d’iris sauvages. Toutes les promesses d’avenir sont là ! Comme les impressionnistes, il rêve d’un site loin la révolution industrielle ; la peinture sur le motif et en plein air sont au cœur de sa démarche ; il est ébloui par la nature, aime l’eau, le reflet, l’inachevé. Rêvant d’un endroit fixe, inspiré par le lieu, sûr de pouvoir y exprimer son art, Claude Monet décide de s’y fixer en 1883. “ Je suis dans le ravissement, Giverny est un pays splendide pour moi “ ( C. Monet) Paul Durand-Ruel lira bientôt la fameuse adresse : “ à Giverny, par Vernon, Eure“ De retour à Paris les peintres américains s’écrieront “ Claude Monet habite à Giverny, un village superbe…“. “ Je serai obligé de vous demandé pas mal d’argent, étant à la veille d’acheter la maison que j’habite ou de quitter Giverny ce qui m’ennuierait beaucoup, certain de ne jamais retrouver une pareille installation ni un si beau pays“ écrit Claude Monet à Durand-Ruel en 1890.
Ayant acquis la maison, aidé de jardiniers et de son ami Truffaut, Claude Monet dessine son jardin, plante des arbres ornementaux, crée des déries de parterres de fleurs variées où il puisera désormais la plupart de ses motifs, transforme un verger normand herbager, planté de pommiers, en un jardin historique. En 1893, il commence l’aménagement de son célèbre “Jardin d’Eau“. S’étant rendu propriétaire d’un terrain séparé de sa propriété par le Chemin du Roy, il détourne un bras du Ru, creuse un étang qui recevra les fameux “Nymphéas“ et où il construira le célèbre “ Pont Japonais “. Entre 1914 et 1915, il construit un très vaste atelier, pour abriter ses Nymphéas. Dès lors, son travail va se tourner vers la création de ce qu’il nomme les “Décorations des Nymphéas“. Il meurt le 6 décembre 1926 et repose dans le caveau familial à l’entrée du cimetière de Giverny. “Non ! non ! pas de noir sur Claude Monet. Le noir n’est pas une couleur.“ s’écria Clemenceau lors des obsèques. La vie de Claude Monet et le village de Giverny auront été étroitement liés pendant 43 ans.

“Mon cœur est à Giverny, toujours et toujours…“ Claude Monet.


Décès de Madame Florence Van der Kemp.
Gérald Van der Kemp (1912-2001), membre de l’Institut, a été le conservateur en chef du domaine de Versailles et de Trianon. Outre Versailles, cet homme d’exception a permis dès 1976, la renaissance de la maison de Claude Monet de Giverny (Eure), sortant le jardin de son état de délaissement avec la complicité de sa femme Florence, présidente de la « Versailles Foundation ». C’est dans ces lieux qu’il finira sa vie, entièrement consacrée au service des arts et à deux des jardins les plus connus de France. En complément de cette biographie, une iconographie illustre la résurrection de Giverny et notamment du jardin de la Fondation Claude Monet,mais aussi la vie de Gérald Van der Kemp remplie de rencontres avec d’illustres personnages.