Magazine municipal de Giverny | 2010-2011

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Magazine municipal de Giverny | 2010-2011

GIVERNY – ÉVÉNEMENTS COMMUNAUX 2010

Janvier
Voeux du maire – 15 janvier

Monsieur le Maire et les Conseillers Municipaux ont accueilli les Givernois lors de la présentation des voeux en présence de Franck Gilard, Député, Michel Jouyet, Conseiller Général, Hugues R. Gall, Directeur de la Fondation Claude Monet, Diego Candil, Directeur du Musée des Impressionnismes. M. Landais a évoqué les projets 2010, parmi lesquels :

  • Une fiscalité sera maintenue sans augmentation.
  • La dernière tranche des travaux de l’église Sainte Radegonde, en partie subventionnée par le Conseil Général, permettra la réhabilitation de l’intérieur et, nous l’espérons, la restauration des décors peints.
  • La construction d’un columbarium
  • Le reboisement du marais.
  • Le Contrat d’Agglomération qui vient d’être signé devrait permettre, entre autre, le financement des sanitaires publics, d’un office du tourisme et du circuit sur l’impressionnisme.

En conclusion, « l’année 2010 s’annonce difficile, la réforme de la taxe professionnelle, les inconnues sur l’organisation du Conseil Général et de la Région, impacteront forcément le financement croisé des communes. A nous, élus, d’être réalistes, vigilants et convaincants ».

Mai
Troc main verte – 16 mai
3ème manifestation réussie ! Avec la participation active et les conseils avisés de Gilbert Vahé, Yves Hergoualc’h et Emmanuel Besnard. Les Givernois ont venus plus nombreux et un réel échange s’est mis en place. Le café d’accueil a été offert par la mairie et une sympathique surprise… Danièle Merieux est arrivée avec un gâteau qui fut très apprécié.

Visite Du Sénat – 27 mai
A la demande de M. Le Maire, les élus ont été reçus au Sénat par Hervé Maurey, Joël Bourdin et Ladislas Poniatowski, sénateurs de l’Eure pour une visite guidée des lieux et une présentation du travail des sénateurs, qui nous ont guidés et nous ont permis de découvrir ce magnifique Palais Bourbon. Une centaine de Givernois très intéressés ont ensuite déjeuné au restaurant des députés. Avant de repartir, ils ont eu le privilège d’accéder aux terrasses et d’admirer les monuments et les toits de Paris. Nous préparons pour 2010 la visite du Sénat.

L’Art du Pastel en France – du 29 mai au 6 juin
Le vernissage de la 7ème exposition présidée par Bernard Texier a eu lieu à la salle des Fêtes en présence de M. Le Maire, de Conseillers Municipaux et de Michel Jouyet. Cette exposition internationale a réuni 130 pastellistes sélectionnés par un jury international. Les stages des Maîtres pastellistes ont été appréciés par des élèves de plus en plus nombreux.

Fête de la Peinture – 7 juin
28 artistes amateurs ont participé au concours organisé par la Commune et « les Amis de Giverny » sur le thème de l’Eau, en partenariat avec le Conseil Général initiateur de cet évènement. La nature s’est invitée, déversant des trombes d’eau sur les enfants prêts à démarrer l’atelier. Seul, Michel CRIBELIER, auteur d’une excellente performance a profité de cette alliée complémentaire de son oeuvre !

Trois prix ont été attribués par le jury.

  • 1er prix Annie HARRAU
  • 2emeprix Ghislaine TEYSSOU
  • 3eme prix Gloria PERKINS.

Les lauréats ont exposé à la Salle de Fêtes les 24 et 25 octobre. L’artiste peintre Patricia Dodin propose des stages, ateliers, cours particuliers ou en groupe dans son atelier ou dans les jardins de Giverny selon la saison. Tel : 06 84 67 34 24 – Site internet: www.patriciadodin.com

Juin
Cinéma plein air – 5 juin
Dans le cadre du Festival « Normandie impressionniste », l’Office de Tourisme des Portes de l’Eure et la commune de Giverny ont présenté une projection en plein air du film «Van Gogh» de Maurice Pialat avec Jacques Dutronc, Alexandra London, Gérard Séty. Un écran géant de belle qualité occuppait l’Espace Baudy. Installés sur l’herbe ou sur leurs chaises, de nombreux spectateurs ont passé un moment bien agréable, une expérience a réitérer…

Journées de la pierre de Vernon – 12 et 13 juin
Les 5èmes journées de la Sculpture sur « pierre de Vernon » du 12 et 13 juin, organisées par le Club 41 de Vernon, sur le thème « les Saisons du XVIIeme et XVIIIeme siécle ont suscité l’intérêt des médias régionaux et nationaux. Les visiteurs ont eu aussi le privilège d’admirer la technique de taille en direct sur un pinacle de l’église en cours de restauration et une expo de photos de sculptures. Ces journées ont été sponsorisées principalement par l’entreprise TERH, exploitant les carrières de Pierre de Vernon, qui a fourni les pierres aux 23 artistes installés sur le pré Baudy. Pendant ces deux jours, le public a assisté avec grand intérêt à la naissance de l’oeuvre sculptée,surgie de la pierre. Les enfants se sont passionnés pour cet art et ils ont été initiés à la taille par le sculpteur Bernadette Kanter. C’est avec ardeur qu’ils se sont familiarisés avec les outils du sculpteur. Un moment de plaisir partagé !

Juillet
Retraite aux flambeaux et bal populaire à la Mairie – 13 juillet
L’accroissement du nombre d’enfants et d’adultes qui participent à cet événement montre tout l’attachement que les Givernois lui portent. Les enfants ont investi la voiture communale décorée pour l’occasion et ont suivi en musique le cortège, en étant très attentifs aux lampions mis à disposition par la Commune. Une nouvelle organisation a été mise en place par le Comité des Fêtes. La disposition des tables, la mise en place d’un parquet de danse et un orchestre accompagné bénévolement par Gilles LOMBARD ont remporté un vif succès. Nous remercions les membres du Comité des Fêtes pour l’organisation et leur participation active.

Septembre
Foire à tout – 26 septembre
8eme Foire à Tout organisée par le CCAS. Le nombre d’exposants inscrits a augmenté, mais quelques uns ont été découragés par le mauvais temps. Toutefois les visiteurs sont venus aussi nombreux que les autres années. Cette année, une meilleure gestion de l’accès a été appréciée par les exposants.

Octobre
Visite des jeunes musiciens de Bad Kissingen- 9 octobre
Dans le cadre du 50eme anniversaire du Jumelage Vernon-Bad Kissingen, les jeunes musiciens duJugendmusikkorps ont donné un concert en défilant sous le soleil rue Claude Monet. Ils ont été reçus par M. Le Maire qui leur a offert un brunch dans la salle des mariages.

Exposition de peintures – 23 et 24 octobre
Les trois participants de la Fête de la Peinture, Mesdames Harrau, Teyssou et Jenny ont exposé un grand nombre de toiles de qualité dans la salle des fêtes qui furent très appréciée par un public venu nombreux.

Novembre
Commémoration de l’armistice 1918 – 11 novembre
Après la cérémonie devant le Monument aux Morts, les Givernois se sont retrouvés à la salle des fêtes pour accueillir les nouveaux habitants : Francois Jouyet (La Réserve) fut le seul à se manifester et nous avons eu grand plaisir à le rencontrer ; puis Monsieur le Maire félicita et récompensa Madame Gillet pour ses médailles du travail (Or et Grand Or). Le Jury municipal du Concours des Maisons Fleuries (Françoise Echaubard, Monique Delemme et deux professionnels : Yves Hergoualc’h et Emmanuel Besnard) a attribué deux prix dans chacune des 3 catégories.

Dévoilement d’une plaque commémorative – 11 novembre
M. le Maire a souhaité que les actions municipales, passées, présentes et à venir, soient signalées aux Givernois et aux usagers de lieux communaux sous la forme de plaques commémoratives portant les noms des responsables de ces actions publiques. Ce fut chose faite à la salle de fêtes ou M. Lamy, ancien Maire, a dévoilé une plaque portant son nom et celui de ses collaborateurs.

Remise des prix de la campagne départementale des Villes et Villages
Fleuris au Conseil Général – 22 novembre
Monsieur J. L. Destans, président du Conseil Général a remis à M. le Maire un chèque de 2000 euros attribué au 1er prix de la catégorie des communes de 500 à 1000 habitants. Le compte-rendu du jury départemental (après la visite du village le 26 juillet) s’appuyant sur la grille des critères est intéressant : « Le jury a apprécié le fleurissement de Giverny : l’harmonie entre les habitants et la volonté de la municipalité justifie la première fleur ». La récompense régionale de la «1ere Fleur» sera remise à Monsieur le Maire le 14 janvier 2011.

Repas des Aînés – 20 novembre
Monsieur le Député Franck Gilard et Michel Jouyet, Conseiller Général, nous ont fait l’honneur de leur présence. Le déjeuner, offert par le CCAS à nos Ainés fut l’occasion de retrouver une certaine identité givernoise autour d’un menu raffiné : ce fut un moment important et joyeux dans notre calendrier municipal.

Décembre
Marché de Noël – 4 et 5 decembre
Malgré le mauvais temps, le marché organisé par Monique Falc’hon fut une réussite. Le vin chaud offert par le club Kiwanis a été très apprécié par les Givernois venus nombreux pour l’inauguration; de jolis travaux réalisés par les parents et les enfants de l’école ont été vendus au profit de la coopérative scolaire.

Arbre de Noël – 12 décembre
Les enfants ont été accueillis dans l’auditorium par Monsieur Diego Candil, directeur du Musée et Monsieur le Maire ; les organisatrices ont été félicitées. «Boubam et le tam-tam », le spectacle offert aux enfants par le MDIG a été très applaudi suivi de la dégustation des pâtisseries faites par les mamans ; le Père Noël, appelé joyeusement par les enfants, est arrivé pour distribuer les cadeaux de la commune sans oublier Julienle plus jeune givernois.

Plantation d’un arbre remarquable – 17 décembre
La commune a souhaité planter un Sequoiadendron Giganteum à l’entrée de notre village. Chaque Noël, cet arbre sera décoré.

GIVERNY – LA VIE DE L’ÉCOLE

Personnel enseignant :
M. Philippe Guillerm, Directeur
Mme Marie-Aimée Perraudeau, professeur des écoles
ATSEM
Mme Carole Chevalier
Emploi vie scolaire
Mylène
Cantine scolaire
Mme Dubois
Effectif des élèves pour l’année scolaire : 34 élèves
Représentants des parents d’élèves

  • Mme Coralie Willem
  • M. Nicolas Harel

Activités
L’ anglais
Les cours (2 fois 3/4 d’heure par semaine) sont assurés pour les élèves en cycle 3 par un professeur missionné par l’Education Nationale.
La piscine
Les cours de natation, au nombre de 9, ont été financés par la CAPE.
Activité musicale autour de l’orgue
Cette action proposée par L’inspection académique d’Evreux concernait les éléves des cycles 2 et 3 ; le projet de notre école a été retenu, felicitations aux enseignants et aux éléves !
Calendrier des sorties et manisfestations

  • 2 mars Goûter déguisé pour fêter Mardi-gras
  • 19 mars Sortie cinéma « les 2 moustiques» dans le cadre du festival d’animation danois
  • 1er avril Visite des jardins de la fondation Claude Monet
  • 6 mai Visite de l’exposition au musée des impressionnismes
  • 26 juin Kermesse organisée par les représentants des parents d’élèves
  • 1er juillet Sortie scolaire à Thoiry
  • 28 septembre Visite de l’exposition Maximilien Luce au musée des Impressionnismes
  • 10, 20 et 27 novembre Ateliers bricolage organisés par les parents d’élèves dans le cadre du marché de Noël
  • 1er trimestre 2011

- Activité piscine (10 séances au total)
- Action musicale autour de l’orgue
- Visite du chantier de restauration de l’Église de Giverny

GIVERNY – L’HISTOIRE

Sous la tutelle du chiffre onze En 2011, onze siècles se seront écoulés depuis la signature du traité de Saint-Clair-sur-Epte, épisode historique et politique majeur de l’histoire de notre région et de la nation française en devenir. Remontons un instant le cours du temps et le cours de l’Epte pour en savoir plus.
QUE S’EST -IL PASSÉ EN 911 ?

Des gens vivaient sur le plateau dominant la Seine et d’autres habitaient des grottes dans les contreforts de la vallée. Le fleuve souverain, dessinait des boucles éructant quelques îles au passage, avant de rejoindre au loin la mer. À peu de kilomètres du fleuve, la voie romaine avait été tracée, parallèle à l’axe de la Seine, aussi rectiligne que la Seine était ondoyante. Les deux se complétaient pour offrir aux indigènes de quoi ouvrir leur horizon. Car c’était une vie dure en 911. Il fallait se battre avec la terre pour obtenir sa survie. On n’était pas nombreux, on mourait jeune. On cultivait la terre, on fabriquait le nécessaire et aussi le superflu, lequel est un autre nécessaire. Et en ce temps-là, la nuit surtout, avant de se coucher, on récitait cette prière : « Seigneur, délivre nous de la fureur des Normands ». Cela faisait déjà plusieurs générations que petits et grands plongeaient dans le noir avec au ventre la peur des Normands. Or ces Normands étaient des marins venus de mers inconnues et glacées et qui introduisaient leurs navires dans tout le pays, en passant par le moindre fleuve, pillant, ravissant l’or et les femmes avant de se replier aussitôt dans des îlots inaccessibles, pour mieux repartir et ravager d’autres contrées. Ils manoeuvraient rapidement, surgissaient et s’enfuyaient sans qu’on puisse les prévoir. La peur qu’ils inspiraient s’augmentait de la peur de la peur. On finissait toujours par les vaincre, pour peu qu’on envoie assez de soldats, mais ils revenaient ailleurs, plus nombreux, passant par une autre rivière, comme d’une veine à l’autre dans le système sanguin du royaume. Vers la fin du IXeme siècle, le problème devint crucial. Attirés par la bonne fortune de leurs compatriotes,
de plus en plus de jeunes vikings désoeuvrés se regroupaient en bandes et tentaient à leur tour l’émigration vers le pays des Francs. Peu à peu, la lutte contre les Normands apparut à tous comme le défi du siècle. Charles le Simple avait déjà failli perdre sa couronne pour y avoir échoué.

Nous voici en été 911

Plusieurs princes Francs, d’ordinaire rivaux se liguent afin d’éliminer les Normands. Bref ! un gros regroupement de pirates est vaincu à Chartres et obligé de se replier. Ce sont les Normands de la vallée de la Seine, ils vont regagner leur principal repaire, celui d’où ils contrôlent la circulation sur le fleuve, l’île de Jeufosse, à la confluence de l’Epte. Et cela recommencera sans doute, à un moment ou un autre, ils reviendront. Ils ne cherchent pas à conquérir le pouvoir, à imposer une civilisation, ce sont des exilés, qui n’ont emmené ni les femmes, ni les bardes, ni les reliques de leur ancien pays. Leur chef, Rollon a bien trente années d’expérience de cette vie, il connaît les Francs, leurs fleuves, leurs moeurs et leur mode de pensée. Le roi Charles le Simple, s’il ne résoud pas une fois pour toute le problème normand, sait qu’il est perdu. Il faut trouver une solution durable, la guerre est une épreuve pour tous. Alors, entre le Franc et le Normand, il va falloir traiter. Sur les bords de l’Epte, à l’endroit précis où la rivière est traversée par la voie romaine, Charles le Simple gagne une enceinte fortifiée sise à proximité d’un îlot qui servira de terrain neutre. Ses conseillers vont conférer avec les conseillers de Rollon. Et les Normands ont la réputation d’être rusés. Alors quel traité pour que la solution en soit une ? Qui du Franc ou du Normand va l’inventer ? En voici le résultat, résumé en cinq points :

  • Les Normands renoncent à naviguer sur l’Epte, en échange, ils pourront continuer de le faire sur les fleuves et les rivières en deça.
  • Charles le Simple renonce à contrôler lui-même la partie au delà de l’Epte, en échange, Rollon devra lui rester fidèle, le soutenir et le débarrasser des autres Normands.
  • Rollon est nommé comte de Rouen, en échange il devra se reconnaître vassal du roi et lui baiser le pied.
  • Enfin, le roi fait de Rollon son gendre, en échange, Rollon devra se convertir au Christianisme.
  • Les Normands ne pilleront plus les monastères, ni les populations, en échange, ils reçoivent le droit de les administrer.

Rollon, l’ancien jeune pirate banni de son pays, deviendra ici un notable, un prince. Les Normands convertis au Christianisme apprendront le latin et le français dès la naissance de cette langue. Néanmoins, ils garderont de leur ancienne patrie la Scandinavie, certains us et coutumes, et surtout leur savoir technique. Les successeurs de Rollon agrandiront très vite la concession faite en 911, jusqu’à l’indépendance réelle de leur nouvelle patrie. C’est ainsi que de l’invention d’un traité est née la Normandie, un pays qui exista ensuite près de trois siècles, toujours avec l’Epte pour frontière, avant d’être reprise par Philippe Auguste et de lentement se fondre parmi les régions de la France.

© Frédéric Révérend

Les normands un très vaste territoire

Créateurs d’entités politiques nouvelles, bâties autour de structures féodales, les Normands furent aussi à l’origine d’un essor culturel étonnant. Le dynamisme dont ils ont fait preuve fournit un remarquable matériau d’enquête et de compréhension des mécanismes du pouvoir, en même temps qu’un aperçu sur la « géopolitique » médiévale. On retrouve dans l’expansion normande l’héritage Viking, fait d’entreprises audacieuses de marins et de guerriers attirés par les aventures lointaines, renforcé par l’idéal aristocrate de la prouesse au combat, si vivace aux XIe et XIIe siècles. Mais ce legs s’adapte à de nouvelles réalités, dont la diffusion du mercenariat, qui fera entrer les
Normands au service des Byzantins ou des souverains espagnols lancés dans la reconquête. A cet égard, la période 1015-1025 marque un tournant décisif, conséquence sans doute de la consolidation de la puissance ducale normande. Dans la foulée de ces expéditions vers l’Empire byzantin, les Normands participent de manière massive à la première croisade. Bohémond de Tarente fonde la principauté d’Antioche, après la prise de la ville qu’il garde pour lui, au mépris des accords passé avec l’empereur Alexis le 1er Comnène, stipulant le retour à Byzance des cités qui étaient passées aux mains des Turcs après la défaite de Mantzikert (1071).
Sans que l’on puisse parler d’empire – il n’y a pas d’unité politique entre ces différents espaces – une aire de domination normande s’étend à la fin du Xe siècle de Londres à Antioche, en passant par Rouen, la Calabre et la Sicile ; fédérée par les liens familiaux qui unissent les chefferies par-delà les provinces. On peut dégager des constantes dans les structures politiques mises en place : un pouvoir central puissant et appuyé sur une féodalité solidement organisée et soigneusement contrôlée. Les Normands, issus de la fusion des Scandinaves et des Francs, ne conservèrent guère de leurs ancêtres Vikings que des éléments d’ordre juridique, notamment dans le droit de la mer et dans le droit pénal. La pratique de l’exil, de la mise « hors la loi » des rebelles de rang élevé, qui porte le nom d’Ullac, à l’origine du terme d’Outlaw, puise ses origines dans le fonds juridique nordique. Des Scandinaves, les Normands ont aussi hérité des toponymes et des noms de famille: Toutain dérive de Thorstein, Anquetil d’Ansketil…

Les Normands ont également innové et su favoriser la vie culturelle: les abbayes de Jumièges, du Bec-Hellouin (qui attire le savant Lanfranc de Pavie en 1042) et du Mont-Saint-Michel sont des centres de copie et de conservation des manuscrits à partir du XIe siècle, et plus encore au cours du Xlleme. Enfin la Normandie fut à l’origine d’une production artistique de grande valeur, que l’on retrouve, modifiée mais tout aussi remarquable, en Angleterre ou en Sicile. Les techniques des bâtisseurs d’églises et
de palais s’exportèrent. Parmi les réussites les plus exceptionnelles figure la tapisserie de Bayeux, toile de lin brodée, longue de 70 mètres, qui narre les préliminaires et le déroulement de la bataille de Hastings, selon une conception qu’on a pu qualifier de « cinématographique ». Le dynamisme du duché de Normandie s’est répercuté à travers l’Europe grâce aux aventures anglaise et italienne ou par le biais de la croisade. Il y a bien, au XIe siècle, un « monde normand » en Europe, qui constitue l’une des créations les plus originales des temps médiévaux.

Philippe Chauveau

GIVERNY – DES TIMBRES À SON IMAGE

Le 12 juin 2010 avait lieu à la Mairie un événement philatélique. La Poste a émis deux beaux timbres extraits d’une oeuvre de Claude Monet, judicieusement cadrés par leur pointillés de découpe sur l’étang aux nymphéas, particulièrement célébré en 2010. Ces timbres de collection font partie des la Collection Historique du Timbre-Poste Français, et Giverny a tout naturellement été mis à l’honneur pour cette opération « premier jour » chère aux philatélistes de tous âges.

GIVERNY – L’ÉGLISE RESTAURÉE

Radegonde

On dit de Radegonde (518-587) qu’elle était une princesse, fille de Berthaire lui même fils de Childéric 1er, roi de Thuringe, dans l’actuelle Allemagne. Arrachée aux siens à onze ans par les troupes de Clotaire 1er roi de Neustrie (l’embryon du royaume Franc), elle fut élevée très religieusement par Ingonde première femme de Clotaire 1er, avant d’en devenir la quatrième épouse à l’age de 20 ans. Clothaire la délaissant, elle passa de la cour au cloître et fonda un oratoire dans la Vienne avant de gagner Poitiers où elle fonda l’abbaye Notre-Dame, vers 552, qu’elle plaça sous la règle de saint Césaire d’Arles. Elle meurt pieusement en 587 nimbée de sainteté et on lui attribue de nombreuses guérisons miraculeuses, avec une « spécialité », les maladies de peau. (Cf notre article de l’an passé dans ce même magazine sur la pierre dite de Sainte Radegonde qui se trouve devant l’église de Giverny). La dévotion à Radegonde sera suivie tout au long du haut Moyen-âge et reprendra de la vigueur au xve siècle sous l’implulsion du roi Charles VII. 150 sites radegondiens existent en France, tous ou presque situés dans l’ouest du pays. Le bâtiment Fondée par Saint Wandrille en 649 l’Abbaye de Fontenelle fut ravagée et incendiée par les Vikings le 9 janvier 852. Dans un acte du VIIIe siècle (734), Teutsinde, dixième abbé Saint Wandrille cède au Comte Rothaire, à titre précaire, les vignes de Giverni.

« Vineas estiam in Warnaco super fluvium Sequana sitas in pago Veliocassino, quae impetraverat Sanctissimae recordationis Lantbertus Abbas a rege glorioso Hilderico, suadente regina sua Blithilde…» (les vignes mêmes qui sont à Giverni au dessus du fleuve Seine, en pays du Vexin…). Teutsinde ou Teutsindus fut l’un de ces abbés qui manipulaient mieux l’épée que la crosse et qui dépouillèrent des monastères sous Charles-Martel. D’abord abbé de Saint-Martin de Tours, il devint ensuite abbé de Fontenelle, en 734 son gouvernement est tel qu’il lui mérite le surnom de « Malus administrator » . Au IXe siècle –863–, après le démembrement de Fontenelle, le roi carolingien Charles le Chauve donne le fief de Giverny à l’abbaye de Saint Denis le Ferment, située près de Gisors, et deux siècles plus tard, elle échoit au patrimoine de l’abbaye de Saint Ouen de Rouen. De quand date précisément l’église Sainte Radegonde ? Il est assez périlleux de répondre à cette question. L’église montre une sucession de périodes de construction, les plus anciennes restant les plus difficiles à dater. Aucune fouille sérieuse n’a pu être menée sous les soubassements du choeur, qui aurait potentiellement permis de trouver un indice de type monétaire très informatif sur la question. Architecturalement, les piles et l’arc du choeur liturgique sont certainement de style pré-roman (synthèse de romain, wisigothique et de mérovingien) ou de manière moins précise du haut Moyen-âge, qui s’étale de l’an 500 à l’an 987. Ces piles et cet arc sont en grès, matériau plus solide mais plus rare à Giverny que le calcaire habituellement utilisé pour bâtir. Une analyse pétrographique fine permettrait d’en définir la provenance. Le décor frustre des deux chapiteaux soutenant l’arc du choeur et celui des deux colonnettes doubles qui ont été déplacées de longue date dans la nef au pied des colonnes du transept évoque des dessins mérovingiens anciens, voire wisigothiques. Tout cela donnerait onze siècles d’âge aux prémisses ce cette petite église, qui a dû connaître de muliples formes et bien des vicissitudes au cours des siècles. Il paraît difficile d’imaginer le domaine monastique de Giverny non muni d’un lieu de culte au moment de la rédaction des actes le régeantant. On note par similitude que les chapiteaux de la collégiale de Mantes-la-Jolie sont en grès, le faible diamètre des piles rendant les charges à supporter plus aisées qu’aux calcaires locaux. Les dessins des chapiteaux et colonettes sont très proches de ceux présents dans l’église de Chivy les-Etouvelles en Picardie, dans le diocèse de Laon, datée du XIe siècle, mais dont la datation des chapiteaux a déclenché de multiples querelles d’experts. Frustes également sont les figures grostesques qui ornent l’abside en son extérieur. Un cochon, deux visages et une espèce d’animal couché sont décriptables, mais ils ne parlent pas, en nous disant qui les a sculptés et posés là.

GIVERNY – UN PARCOURS CULTUREL

Dès le printemps 2011, Givernois et touristes pourront cheminer dans notre village en empruntant le parcours culturel annoncé le 14 avril 2007 lors de l’inauguration du buste de Claude Monet par les « Amis de Giverny ». Sur un tracé d’environ 4 km, ce parcours sera jalonné de « repères culturels » apposés sur les propriétés remarquables ou de stèles sur l’espace public. Pointant les lieux historiques et culturels ou de notre village, les maisons de peintres, les jardins remarquables, ce parcours a été établi en accord avec les propriétaires actuels des lieux choisis. Les « Amis de Giverny » en accord avec la Mairie, ont travaillé en étroite collaboration avec la CAPE. La signalétique doit être installée pour la prochaine saison 2011 et financée par la CAPE au titre de la compétence tourisme, le Departement et la Région. Nous remercions Emanuelle Renouf et Matar Diop de leur sympathique et très efficace assistance et de leur patience. Nous remercions aussi Kathie Bourguignon qui s’est investie dans ce projet et nous a permis d’obtenir des autorisations pour la reproduction d’oeuvres peintes par des artistes americains ayant vécus à Giverny. Pour les amoureux de Giverny et de son passé, Verena Herrgott et Daniel Goupil ont recueilli les souvenirs de Givernois « de souche » et travaillent à la rédaction d’un document qui approfondira de façon historique et anecdotique la connaissance des habitants et de leurs lieux de vie. Un livret retraçant les étapes de ce parcours sera enrichi de propositions de visite des lieux importants de notre village ; cet ouvrage, à prix modéré et à destination des touristes, sera mis en vente dès la saison 2011 .

Départ: Fondation Monet

  1. Le Hameau
  2. La maison rose et son jardin
  3. La maison Butler
  4. La maison Tellier
  5. La maison de Mme Baudy
  6. La mairie et l’école
  7. La ferme de la côte
  8. Le musée des impressionnismes
  9. L’hôtel Baudy
  10. Au coin des artistes
  11. Eglise Sainte Radegonde
  12. Les Pilotis
  13. L’auberge de Mme Cénac
  14. Les Pinsons
  15. La maison bleue
  16. Bout de Giverny
  17. Ancienne ligne de chem. de fer
  18. Promenade sur les bords de l’Epte
  19. Le Vivier
  20. Le Moulin de Chennevières
  21. Le buste de Monet

GIVERNY

AMÉNAGEMENTS DE LA RUE CLAUDE MONET

Eléments de Réfexion

Espaces publics et vie communale
Le dossier concernant l’aménagement de la rue Claude Monet est l’objet detoute la sollicitude des élus qui en ont hérité la gestion et il est clair aujourd’hui qu’il ne s’agit pas d’en mener un simple ravalement isolé de tout contexte. L’axe principal du village n’est pas tout le village, et sa refonte doit être menée avec les meilleurs conseils, les plus justes réflexions et la conscience aiguë de la responsabilité engagée pour de longues années de fonctionnement. Voici quelques éléments de réflexion d’ordre général sur cet important dossier.

Définitions
L’espace public fait aujourd’hui l’objet de sollicitations nombreuses et pressantes. C’est le lieu des innombrables pratiques de la vie de notre village où l’espace public exprime son rôle social et économique. C’est aussi une vitrine où le village forge son image et son identité. C’est encore le lieu où s’exercent les fonctionnalités du village. Au regard de ces enjeux extrêmement divers et importants, les difficultés sont multiples puisqu’elles doivent faire face :

  •  à la diversité des sites secteurs anciens, secteurs touristiques, secteurs commerçants, …
  • aux conflits entre les différents usages dont l’espace public est la scène : déplacements, stationnement, commerces, détente…
  • à la multiplicité des intervenants maîtrise d’ouvrage partagée, services municipaux, concessionnaires de réseaux, propriétaires riverains, afficheurs…
  • à la diversité des matériaux disponibles pour les revêtements de sols et les équipements et à la prolifération de la signalisation, des enseignes, des affiches et du mobilier urbain.

Aujourd’hui, l’évolution citoyenne des esprits et la prise de conscience des citoyens en matière de qualité du cadre de vie incitent à des démarches plus qualitatives et à une plus grande exigence. La conception de l’espace public se doit maintenant de concilier fonctionnalité, sécurité, accessibilité, confort et esthétique… Ces conditions sont-elles suffisantes ? Ne tombons pas dans l’excès du trop bien conçu, du trop bien fait, du trop parfait. L’espace public peut aussi, nous devrions dire doit aussi rester « imparfait », dans le sens où il doit laisser la place à l’adaptation, à l’appropriation… et en fin de compte à l’évolution.

Situations
L’espace public se caractérise par sa pluralité, tant du point de vue de la diversité des lieux qu’il occupe, des formes qu’il prend et des usages qu’il accueille. Il s’agit de définir la complexité de l’analyse et des réponses proposées. L’espace public est souvent un lieu d’affirmation forte de l’urbanité, par la présence d’institutions et de services ou de commerces… Il témoigne de l’identité du village et de son histoire. Il est un lieu où l’expression de la vie locale est très présente, multiple par sa forme. Il est place ou rue, mais aussi voie périurbaine ou voie rapide. Il prend la forme de parking, de jardin, de grand parc ou bord de rivière, mais peut prendre aussi les formes les plus simples ou les plus saugrenues telles que talus planté, délaissé végétalisé, îlot directionnel, îlot central de giratoire, terre-plein… Tous ces espaces, aussi différents soientils, participent de façon importante à l’image d’un village comme le nôtre. L’espace public n’est donc pas d’abord un lieu technique, mais il est avant tout social et culturel. C’est un espace de sens, de matière, de temps, d’usages et de forme, qui est synonyme de paysage vécu et de paysage commun des habitants. Aucun de ces aspects ne doit et ne peut être négligé au risque de créer des lieux sans histoire et sans âme. éléments historiques Du Moyen-âge au 17eme siècle, l’espace public accompagne places d’armes, églises ou cathédrales, palais urbains… Il est le lieu de représentation des pouvoirs de l’époque où monarchie, noblesse et clergé s’affirment en une image de la ville mettant en valeur de la ville mettant en valeur des monuments officiels. Le 18ème siècle marque le début de la lente mutation de la ville médiévale. Le bâti est moins dense : on nettoie, on détruit les constructions sur les quais et les ponts, on fait revenir la nature en ville… Le 19ème siècle et Haussmann modifie l’équilibreentre l’espace scénographique de pouvoir et la rue, laissée pour compte dans les périodes précédentes, qui devient espace de circulation et espace esthétique où alignement du bâti, traitement ornemental du mobilier urbain, de l’éclairage, des kiosques répond aux nouveaux besoins de circulation. L’espace public structure la ville et lui donne son identité. Des jardins privés sont ouverts au public. Au début du 20ème siècle, l’espace public se développe et s’organise autour des symboles de la république : école, mairie et se complète de services publics postes, salles des fêtes…
Des années 50 à 75, l’urbanisme quantitatif (lié à la reconstruction d’après-guerre) et la séparation des fonctionnalités requalifient les lieux en mettant l’espace public au service de la voiture ; il devient système de circulation et de stationnement. De même, les objectifs des politiques de création de nombreux logements et de rentabilité financière ne favorisent pas l’aménagement des espaces extérieurs. A partir des années 70 – 80, le cadre de vie devenant une valeur reconnue comme prioritaire, les élus –
avec la décentralisation – deviennent responsables de l’aménagement et définissent des priorités. Dans le même temps, le déplacement des populations des centres villes vers les périphéries amène les pouvoirs publics à un regain d’attention pour la ville traditionnelle. Ceci marque un tournant dans la reconnaissance de l’espace public qui devient porteur d’un rôle social nouveau. Les relations entre les individus prennent une place de plus en plus importante, les loisirs et la détente façonnent des lieux propices au jeu et à la promenade, porteur d’une fonction structurante entre les lieux espace de liaison entre le village et la ville, porteur d’une image. On parle dorénavant de qualité spatiale et de pratiques sociales pour qualifier un espace public. les enjeux Les enjeux économiques. Les dépenses d’investissement et d’entretien concernant l’espace public représentent un enjeu important pour les collectivités. De plus, le contribuable est de plus en plus exigeant sur la pertinence et la bonne gestion des dépenses publiques. Il s’agit pour les collectivités de maîtriser les coûts globaux d’investissement et de gestion d’un aménagement et de s’assurer tant dans la phase de conception qu’au moment de la réalisation que cette dimension est prise en compte, dautant que de nombreux partenaires partenaires (bureaux d’études, prestataires techniques) interviennent lors la réalisation d’un aménagement nouveau. Une collectivité qui réalise un aménagement va être amenée à dialoguer avec plusieurs maîtres d’ouvrage, plusieurs concessionnaires…, chacun ayant ses propres objectifs et sa logique de rentabilité. La collectivité doit articuler les projets et interventions et travailler en concertation avec l’ensemble de ses partenaires de façon globale, bref, harmoniser les interventions de chacun dans l’espace et dans le temps lors de la réalisation d’un projet. C’est le « savoir-gérer » l’espace public, qui doit faire preuve de bons-sens, de connaissances toujours actualisées et d’anticipation. Les pratiques urbaines, les commerces, les services sont par exemple gourmandes en places de stationnement, et il n’est pas pensable d’éluder cette problématique.La collectivité doit aussi répondre au besoin du citoyen en évolution permanente en permettant l’adaptation des lieux publics à l’activité économique et aux services tout en respectant leur usage
traditionnel lié au déplacement des individus. La séparation des flux de voitures et de piétons et le surdimensionnement des voies de circulation au détriment des autres usages génèrent des conflits. L’une des missions de l’espace public de demain sera d’être mieux partagé afin de permettre à tous les modes de déplacement (piétons, vélo, transports en commun, agricoles et autres) d’exister et de se développer.

Les enjeux socio-culturels
Nous l’avons vu, l’espace public est le lieu d’usages multiples. Ces usages peuvent générer des conflits dus à des appropriations d’espaces à différentes périodes de la journée ou de l’année, à des déséquilibres entre les espaces affectés ou disponibles, à un manque de lisibilité entre les formes, les usages et les propriétés…, les activités sur l’espace public entraînent des gênes pour les riverains… Il s’agit pour la collectivité de rechercher un meilleur équilibre entre les usages afin de permettre à l’ensemble de ceux-ci d’exister de façon harmonieuse et d’éviter d’exacerber les conflits sociaux.

Les enjeux esthétiques
Le cadre de vie et l’esthétisme, l’environnement, les services pour les habitants ou les touristes… L’identité du lieu, la culture… sont des éléments importants sur lesquels travaille le village. Il s’agit d’une part de créer un cadre de vie agréable pour les villageois et d’autre part de communiquer et faire connaître les qualités globales de ce cadre de vie au travers des qualités spatiales et esthétiques des espaces publics. L’espace public devient le support privilégié de l’image d’un lieu. la difficile action publique Cette réflexion prospective sur l’espace public est d’autant plus difficile à mener qu’elle nécessite d’imaginer et d’anticiper des besoins et des usages qui sont en mutation permanente. Nous avons vu que l’espace public répond à des besoins très divers. Les besoins sont d’autant plus difficiles à cerner que l’individu est pluriel et change d’exigences et de comportements selon qu’il est habitant, usager, citoyen ou contribuable. En outre, le citoyen est de plus en plus exigeant sur la qualité d’intervention, il demande à être informé en amont des projets, veut participer aux décisions et structure ses revendications et son action autour d’associations. Une somme innombrable de textes officiels régente l’espace public : règles d’urbanisme au travers des PLU, le Code Civil, ceux de la Voirie, de l’Environnement, des Collectivités territoriales, de la protection des sites et des abords des monuments… L’excès de règlementation tend à transformer petit à petit l’espace public en un espace purement technique. Une bonne compréhension des mécanismes et des articulations entre ces différentes réglementations est fondamentale pour assurer la faisabilité de l’opération et sa pérennité. Au pire, l’espace public peut facilement devenir une juxtaposition d’éléments fonctionnels ou décoratifs sans cohérence entre eux ni avec le site dans lequel ils se trouvent. La surabondance de mobilier urbain, de signalisation, d’enseignes et d’affiches peut entraîner une dégradation du paysage villageois, une perte de lisibilité spatiale. Des questions multiples Comment prendre en compte le rôle central de la notion d’usage dans la réflexion, l’état des lieux, le diagnostic, le projet, la gestion et comment mettre
la forme au service de ces usages, sans qu’elle soit trop rigide, afin de ne pas laisser gérer les futurs usages par le projet lui-même ?

Comment anticiper et imaginer les usages liés à la restructuration d’un espace afin d’éviter d’exacerber certains types de conflits et comment rendre l’espace lisible à la fois sur les usages et sur la propriété, sans créer de barrières rigides ? Comment concilier les différents enjeux de fonctionnalité, de sécurité, d’accessibilité, de confort, de convivialité, d’esthétique… ? Quel mode de dialogue faut-il mettre en place avec la population, quelle communication est adaptée à l’échelle du projet ? L’action sur l’espace public concerne un nombre important d’acteurs, tous légitimes pour intervenir avec leurs prérogatives, leurs objectifs ou leurs compétences. A cette complexité engendrée par la pluralité des maîtres d’ouvrage, s’ajoute celle liée à des différences de statut juridique d’un lieu à un autre. Enfin, les riverains, les hébergeurs, les commerçants, les Musées, la Fondation, le mobilier urbain, les panneaux publicitaires et les enseignes, participent à l’image du village. La réussite d’un aménagement urbain passe avant tout par une bonne maîtrise de l’ensemble des chaînes de décision. Toutes ces interrogations montrent qu’aucun métier ne peut à lui seul aujourd’hui apporter une réponse appropriée pour traiter de l’espace public dans son ensemble. Le sujet est ouvert à de nombreuses disciplines et personne ne détient la vérité. L’approche sur les usages, l’histoire du lieu, l’articulation avec la ville, l’urbanisme ont autant d’importance que la réflexion concernant le bâti, la voirie ou les matériaux utilisés. La constitution d’équipes pluridisciplinaires est une part importante de la réussite du projet mais le maître d’ouvrage (la municipalité) doit piloter le projet en restant lucide sur les coûts
d’investissement et de gestion. Comment épurer l’espace public et redonner leur vraie place au paysage urbain, aux ambiances, à l’esthétique et aux usages ?

© Philippe Chauveau
Commission Urbanisme et Environnement

Bibliographie :
Camille SITTE – «L’art de bâtir les villes» (l’urbanisme selon ses fondements artistiques) Ed. POINTS
Jacques HEERS – «La ville au Moyen-âge», Ed. PLURIEL
Dennis CLERC, Claude CHALON, Gérard MAGNIN et Hervé
VOUILLOT «Pour un nouvel urbanisme» (la ville au coeur du développement durable), Ed. Yves MICHEL
Nathalie BLANC – «Vers une esthétique environnementale», Ed. QUAE

GIVERNY

APPRIVOISER L’EAU FLUVIALE EN MILIEU URBAIN

Les commissions municipales qui travaillent au projet de réaménagement de la rue Claude Monet ont dû plancher sérieusement sur la gestion des eaux de pluie, sujet délicat lié à la configuration naturelle de la commune, adossée à des coteaux formant réceptacle naturel aux précipitations. Ce travail s’inscrit dans une démarche écologique globale visant à limiter les risques d’inondation, à préserver les ressources en eau et les milieux naturels des risques de pollution, et à aménager l’espace en intégrant des données simples.

Le contexte
Comment mieux intégrer l’eau pluviale dans le paysage ? C’est une problématique centrale pour des élus confrontés à la gestion des eaux de pluie et aux inondations en particulier. Les solutions et les méthodes proposées s’orientent de plus en plus vers une gestion naturelle des eaux pluviales. Certaines collectivités ont choisi de gérer celles-ci en surface plutôt qu’en réseau enterré, ce qui permet de dynamiser l’espace public en y intégrant l’eau, élément naturel ; tout en simplifiant l’entretien des réseaux d’écoulement. Il s’agit d’admettre les flux d’eau comme phénomènes naturels, de tolérer l’eau de pluie dans nos villages et d’habituer les habitants à sa présence limitée dans le temps. Derrière la volonté de mieux gérer les eaux pluviales, l’objectif est à la fois de diminuer les risques d’inondation mais aussi de maîtriser la pollution induite par le ruissellement de l’eau.

Des techniques alternatives et innovantes
Depuis une trentaine d’années, de nombreuses innovations sont apparues : construction de zones inondables multifonctions, déversoirs d’orage… Les solutions sont diverses et nombreuses, mais que valent-elles ? Ces techniques sont basées sur un triple principe :

  • Stocker temporairement les eaux pluviales, en amont, pour ralentir et réguler les débits vers l’aval, grâce à un effet tampon.
  • Infiltrer les eaux non polluées dans le sol pour réduire les volumes s’écoulant vers l’aval.
  • Traiter en distinguant séparément les eaux traitées en fonction de leurs caractéristiques (charge en microbes, détergents, métaux lourds…)

Ceci implique de gérer l’eau au plus près de son point de chute, avec des solutions passives (ne dépendant pas de pompes, vannes…), dès la toiture (avec des terrasses végétalisées, par ex.) ou près de la maison, avec des systèmes de noues et restauration de zones humides fonctionnelles. Il faut en effet éviter ou limiter le ruissellement qui est un puissant facteur de pollution de l’eau et de transferts rapides de polluants vers l’aval et le cours d’eau.
Leurs avantages :

  • Lutte contre les inondations et les sécheresses
  • Réapprovisionnement des nappes souterraines
  • Coût réduit par rapport aux solutions classiques (tuyaux, pompes)
  • Moindre rejets polluants dans le milieu naturel.

Il faut avoir en tête qu’autrefois (jusqu’il y a à peu près cent ans), la gestion des eaux provenant des coteaux et du plateau était simplement et en permanence assurée par les cultivateurs qui les exploitaient. Il s’agissait d’un travail quasi quotidien, où le bon sens acquis par des siècles de savoir-faire se traduisait par un entretien régulier des fossés, des douves, des noues et des mares. On savait implicitement qu’il fallait le faire. Aujourd’hui, une telle gestion se résume d’abord à un coût, evidemment insupportable au buget communal et un laisser-faire pourrait avoir de lourdes conséquenses en cas de pluies exceptionnellement abondantes.

La gestion durable des eaux pluviales est désormais une obligation légale.
Depuis décembre 2006, les collectivités doivent aménager leurs territoires en se préoccupant de les intégrer dans l’environnement urbain local, au plus près de leur point de chute. La publication des derniers textes nécessaires à la mise en application de la Taxe Pluviale va accélérer ces préoccupations des collectivités et des aménageurs, d’autant que son montant maximal possible a été multiplié par cinq pour pouvoir atteindre 1 euro/m2/an. Le Forum national sur la gestion durable des eaux pluviales né à Douai, est l’occasion de faire le point sur les dernières avancées en matière d’intégration de l’eau dans la ville ; c’est aussi l’occasion pour celles et ceux qui n’ont pas encore inclus cette gestion durable dans leur politique locale de s’y initier et de mieux appréhender les procédures. C’est une opportunité pour quantifier les gains obtenus par les collectivités
qui pratiquent cette gestion durable des eaux pluviales tant sur leurs objectifs environnementaux que sur les rejets au milieu naturel par temps de pluie que sur les risques inondations.

© Philippe Chauveau

GIVERNY – LES ASSOCIATIONS

LES AMIS DE GIVERNY
Cette association a pour but de « réunir tous ceux qui, habitant ou non la localité, aiment Giverny et veulent contribuer à son développement harmonieux en veillant à la protection du site et souhaitent promouvoir toutes activités destinées à sauvegarder le patrimoine artistique et culturel de Giverny. » Elle compte 64 membres.
Président : J. Pierre Paul – Tel: 02 32 51 28 22

LE COQUELICOT DE GIVERNY
Le Club de l’Amitié est devenu L’association ‘’Le Coquelicot de Giverny’’ qui s’est lancée le défi d’organiser des activités et sorties inter-générations. Composée de 50 membres. Des activités sportives, culturelles et ludiques sont au programme pour créer des liens entre les habitants du village
Président Norbert fAVIN. Tel. 06 33 47 12 79
Email : lecoquelicotdegiverny@sfr.fr

LA SOCIÉTÉ DE CHASSE
Président : R. Sorin – Tel: 02 32 51 95 08
LES GOUPILS
Gymnastique, Ping-pong, Yoga, cours de Tango
Président : D. Goupil – Tel: 02 32 51 28 22

LA GAULE GIVERNOISE
Association de pêche de 2ème catégorie, qui regroupe des passionnés de pêche à la truite, gardon, brochet, carpe, etc… au bord de l’Epte. L’accès des berges est gratuit et en contrepartie, les pêcheurs entretiennent les berges en début de saison. Un concours est organisé en septembre.
Président J. Pucheu – Tel: 02 32 51 34 67

COMPAGNIE LES PLANCHES VERTES CHRISTÈLE GUYOT
Ecole et compagnie de théâtre avec créations et production de spectacles. Direction : Christèle Guyot
Tel : 06 27 99 33 12
GIVERNY-VILLAGE
Association qui regroupe celles et ceux qui développent une activité économique, artistique ou culturelle à Giverny.
www.giverny.fr
Président : P. Chauveau – Tel: 02 32 51 10 67
ECOLE D’ART DE GIVERNY
Présidente : M. Dumbovski – Tel: 02 32 52 18 70
FESTIVAL DE GIVERNY
Production de spectacles
Directeur Artistique : Éric Carrière
06 74 22 74 15 – Tel: 06 03 09 39 60
LES GALOPINS
Crèche – Président : D. Fernandez – Tel: 02 32 51 76 34

SAUVEGARDE DU QUARTIER BAUDY
L’Association Sauvegarde du Quartier Baudy, a été créée en 1989 afin de soustraire à l’emprise immobilière certaines parcelles de terrain situées en face de l’Ancien Hôtel Baudy, haut lieu historique de notre village. Le peintre Claude Monet a immortalisé ce paysage ainsi que Paul Cézanne. De nombreuses personnes morales, la Fondation Claude Monet, la Fondation Terra, la D.R.A.C., ont immédiatement soutenu cette initiative, ce qui a abouti à l’achat de ce terrain par l’association en 1994. En 1998, l’Association fait don à la commune de Giverny de ce terrain destiné aux loisirs des givernois(e)s. En contrepartie, la commune de Giverny a pour mission d’assurer l’entretien de ce terrain, et d’observer le respect des garanties qui accompagnent cette donation, afin de conserver ce précieux patrimoine dans son intégrité. De nombreuses activités telles que la Fête de la Peinture, la Foire à Tout, le Marché de l’Art, l’exposition « Le Moteur est dans le pré », des spectacles organisés par le Festival de Giverny ont eu pour cadre ce site unique.
Président : Stefan Ristich – Tel: 02 32 51 05 80

GIVERNY – LE COMITÉ DES FÊTES DE GIVERNY

Le Comité des Fêtes de Giverny a été créé le 25 mai 2010 avec pour objet d’animer la commune par l’organisation de fêtes et manifestations d’ordre culturel, éducatif ou social. La diversité des fêtes publiques étant une richesse inscrite dans le patrimoine local, le Comité des Fêtes de Giverny propose un programme de festivités dans une démarche de qualité. La réussite des projets ne peut se faire que grâce aux adhérents et bénévoles. L’année 2010 a été ponctuée de quatre grands rendez-vous. Le 26 juin « Repas au bord de l’eau » avec plus de 130 participants. Le « Bal du 13 juillet » grande fête nationale qui a réuni l’ensemble des givernois dans un esprit guinguette. Le 22 octobre «Tablao Flamenco » dans l’auditorium du MDIG, concert de fin de saison touristique avec le soutien de tous les acteurs économiques du village que nous remercions à nouveau. Le « Ciné-Club », un rendez-vous mensuel pendant la période hivernale (le dernier vendredi de chaque mois) qui nous permet de voir, revoir et faire partager un moment d’émotion. Pour maintenir la qualité de ces événements dont le financement est de plus en plus difficile, le Comité des Fêtes de Giverny a besoin de votre soutien et vous sollicite en devenant membre adhérent par une cotisation de 15 euros pour l’année 2011. Un grand merci à tous les bénévoles et adhérents pour cette année 2010 et nous souhaitons la bienvenue à tous les nouveaux membres qui nous rejoindrons cette année. Règlement à l’ordre du Comité des Fêtes de Giverny et à envoyer au :

Comité des Fêtes de Giverny – 7 rue
Blanche Hoschedé-Monet – 27620 GIVERNY
Tel: 06 75 22 33 73 E-mail: cdfgiverny@gmail.com
LE BUREAU

  • Président: Philippe Chauveau,
  • Vice-Président: Jacques Falc’hon,
  • Trésorier: Daniel Droin,
  • Trésorier Adjoint: Monique Delemme
  • Secrétaire: Diana Guillaume,
  • Secrétaire Adjointe: Claire Dufeu

SAISON 2011

REPAS-GUINGUETTE
Notre grand rendez-vous givernois au bord de l’Epte Salle des Fêtes- Samedi 25 juin 2011 à partir de 19h30, suivi d’un bal. Animations surprises pour les enfants. Le montant de la participation sera fixé en début d’année 2011.

BAL DU 13 JUILLET
Mardi 13 juillet 2011. Buvette et grillades à partir de 19h30 dans la cour de la mairie. Bal animé par un orchestre.

CONCERTS-SPECTACLES
Un calendrier 2011 de rendez-vous musicaux dans notre Eglise Sainte Radegonde, ainsi qu’un concert – spectacle de fin de saison touristique à l’auditorium du Musée des Impressionnismes Giverny, fin octobre.

VOYAGE à VENISE
Aller-Retour en avion. 4 nuits – 3 jours à Venise. Automne 2011. Visites guidées de Saint-Marc – Palais des Doges – Le Pont des Soupirs… Excursions aux îles de la Lagune, promenades dans les quartiers typiques et insolites.

COULEURS et SAVEURS D’AUTOMNE
Fin septembre début octobre 2011 sur l’espace Baudy 1ère édition d’un marché d’automne. Voyage à travers les sens, grâce à la participation d’amateurs et de professionnels présentant leurs spécialités culinaires, artisanales ou horticoles

GIVERNY – UNE PREMIÈRE FLEUR

Trois récompenses pour notre village en 2010 !

Le jury municipal du concours des Maisons Fleuries, Françoise Echaubard, Monique Delemme et deux jardiniers professionnels, Yves Hergoualc’h et Emmanuel Besnard, a récompensé les lauréats en partenariat avec la Fondation Monet et l’entreprise Galmel que nous remercions de leur sympathique participation ! Nous félicitons :

Prix des Decors sur rue :
- 1er prix à M. et Mme Tranquille MARINELLO, 8 rue du Colombier
- 2ème prix à M. et Mme Roland SORIN, 23 Rue de Falaise
Prix des Bordures :
- 1er prix à M. et Mme Gérard GUILLEMARD, 34 chemin du Roy
- 2ème prix à M. Gille LOMBARD et Claire DUFEU, 12 rue Claude Monet
Prix Jardins visibles de la rue :
- 1er prix à M. Laurent DEMAISON et Mme Béatrice REGNÉ, 12 rue du Milieu
- 2ème prix à M. Jean Yves Roux et Mme Catherine COUDRIER, 2 sente des Grosses Eaux.

Monique Delemme a remis aux lauréats les prix offerts par la commune en partenariat avec la Fondation Monet et l’entreprise Galmel. Nous nous réjouissons que le choix de nouveaux critères d’évaluation admis pour le concours des Villes et Villages Fleuris nous ait permis d’être lauréat en 2010! En effet, de nouvelles prescriptions basées notamment, sur « le plaisir des yeux » : notre gamme d’arbustes verts (tous les camaïeux de vert sont présents sur le Chemin du Roy !) sur « la participation des Givernois » : les décors floraux créés devant vos habitations, sur« l’entretien de nos espaces » : parc paysager, jardin de la mairie, ont permis aux jurys de noter autrement que sur des massifs fleuris (gros consommateurs d’eau et d’engrais chimiques !). Voici le compte-rendu du jury departemental : « le jury a apprécié le fleurissement de Giverny
: l’harmonie entre les habitants et la volonté de la municipalité justifie la première Fleur ». La Commune a déjà été récompensée en 2003 par le Trophée « un Paysage en héritage » pour la qualité de notre parc paysager « la Prairie »,espace vert par excellence ! Une récompense départementale nous a été offerte par M. J. L. Destans, Président du Conseil Général : un chèque de 2000 euros pour le premier prix dans la catégorie des communes de 500 à 1000 habitants . Le jury régional du concours national des Villes et Villages Fleuris, sur proposition du jury départemental, nous a attribué, cette année, le label 1ère fleur. Le panneau sera apposé à l’entrée de notre village . Nous faisons partie des 3600 communes(sur 35 000) récompensées depuis 1959, date de la création de ce concours présidé par le Ministre du Tourisme . MERCI A TOUTES LES JARDINIERES et JARDINIERS GIVERNOIS, et MERCI à nos employés communaux qui oeuvrent toute l’année pour assurer l’entretien de nos espaces verts, sous la conduite de Monsieur Droin, adjoint aux travaux.

GIVERNY – LE CARNET

Décès :

  • 11 mars 2009 – André PLAT
  • 10 avril 2009 – Charles Emile Félix RIVIERE
  • 8 mai 2009 – Jean Roger MELIX
  • 20 mai 2009 – Jean COLOMBEL
  • 8 juin 2009 – M. FERRARI
  • 29 juin 2009 – M. DHENIN
  • 14 juillet 2009 – Anne –Marie BRUNNER
  • 4 août 2009 – Marie-Claire Yvonne Raymonde BLOT épouse LERENARD
  • 18 décembre 2009 – Guy AUBERT M. BROUET – Jeanine DE BOZZI – Bernard THIBOUST

Mariages :

  • 28 novembre 2009 – Robert Léon GENESTE et Emmanuelle Alice Eliane LAVERDURE

Noces d’Or

  • 11 juillet 2009 – M. et Mme Daniel Droin

Naissances :

  • 3 janvier 2009 – Chloé LAMIRAUX Hugues et Caroline LAMIRAUX-HENRY
  • 4 janvier 2009 – Lucy REITH Laurent et Cindy REITH-CREVEL
  • 21 janvier 2009 – Alexandre SORIN
  • 21 janvier 2009 – Capucine et Raphaël GUIBET petits-enfants de M. et Mme GUIBET
  • 1er octobre 2009 – Nello CASTAGNETTI Famille Marc et Géraldine CASTAGNETTI-JANNET
  • Ryo BOUTISSEAU Arrière petit-fils de M. et Mme BOUTISSEAU
  • 8 juillet 2009 – Lola LAFONT Arrière petite-fille de Mme LAFONT
  • 11 septembre 2009 – Nathan FERRÉ Petit-fils de M. LANDAIS
  • Loély PORCHER, Petite fille de Jean-Pierre PORCHER