Giverny | Museum of the impressionisms | Exhibitions

Posted in Museum of impressionisms Giverny

Giverny | Museum of the impressionisms | Exhibitions
M.D.I.G.
99 rue Claude Monet
27620 Giverny
Phone : 00 33 (0)2 32 51 94 65
Fax : 00 33 (0)2 32 51 94 67
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SEASON 2018

Tarifs et accès : ICI

Japonismes Impressionnismes
March 30th – July 15th, 2018

 

MDIG-site-2018PAUL SIGNAC
Femme se coiffant. 1892
Opus 227 (arabesques pour une salle de toilette)
Collection particulière
© Tous droits réservés

 

Au début de l’ère Meiji (1868-1912), l’ouverture définitive du Japon révéla aux artistes occidentaux une esthétique radicalement différente de celle qui leur était enseignée depuis des siècles. l’Art japonais proposait un vocabulaire plastique inédit, qui ne tarda pas à inspirer l’ensemble de la création artistique en Europe et aux États-Unis.
Comme les impressionnistes, les maîtres de l’estampe ne prétendaient délivrer d’autre message que la célébration de la nature et de la vie contemporaine. les peintres les plus novateurs furent sensibles au raffinement d’un art qui répondait à leurs aspirations, ouvrant la voie à une véritable révolution esthétique.
l’Art des peintres impressionnistes et postimpressionnistes en fût profondément bouleversé. En particulier celui de Claude Monet, largement représenté dans l’exposition qui prend ainsi tout son sens à Giverny.

Exposition organisée par le musée des impressionnistes Giverny en collaboration avec l’Arp Museum Bahnhof Rolandseck.
Avec le soutien exceptionnel du musée d’Orsay, Paris
et de la Collection Rau pour l’Unicef.

Exposition placée sous le haut patronage de Monsieur Emmanuel Macron Président de la République et de Son Excellence Monsieur Masato Kitera Ambassadeur du Japon en France.

L’ouverture commerciale et diplomatique du Japon en 1868 révéla aux artistes occidentaux une esthétique radicalement différente de celle qui leur était enseignée depuis des siècles. Inlassablement réinterprété, le modèle antique régnait sur les arts depuis la Renaissance. L’art japonais proposait un vocabulaire plastique inédit, qui ne tarda pas à inspirer l’ensemble de la création artistique en Europe et aux États-Unis. L’esthétique de l’Ukiyo-e se fondait sur des codes radicalement différents de ceux enseignés aux élèves de l’École des beaux-arts. L’efficacité de ses images tenait à la vivacité des couleurs, à l’absence de modelé ou de volume des formes traitées en aplats, ainsi qu’à l’originalité de compositions fondées sur l’asymétrie. En outre, comme les impressionnistes, les maîtres de l’estampe ne prétendaient délivrer d’autre message que la célébration de la nature et de la vie contemporaine. Les peintres les plus novateurs furent sensibles au raffinement d’un art qui répondait à leurs aspirations, ouvrant la voie à une véritable révolution esthétique.
Depuis les années 1980, le Japonisme a été l’objet de nombreuses expositions et le phénomène s’est révélé si vaste qu’il nous paraît aujourd’hui plus pertinent d’évoquer ses manifestations au pluriel, comme nous préférons parler d’impressionnismes. Notre projet portera sur son impact dans l’œuvre des peintres de la génération impressionniste et postimpressionniste, des années 1870 à l’aube du XXe siècle. Claude Monet, qui a compté parmi les premiers artistes français à s’intéresser à l’estampe japonaise, sera au centre de notre propos et l’exposition prendra tout son sens à Giverny.

Commissariat :
Marina Ferretti, directeur scientifique, musée des impressionnismes Giverny, assistée de Vanessa Lecomte, attachée de conservation, musée des impressionnismes Giverny
Exposition présentée également à l’Arp Museum Bahnhof Rolandseck de Remagen, du 26 août 2018 au 20 janvier 2019
Exposition organisée par le musée des impressionnismes Giverny en collaboration avec l’Arp Museum Bahnhof Rolandseck de Remagen.

Au fil de quatre sections, le parcours s’organisera selon une logique thématique et chronologique. Il rappellera au visiteur que le Japonisme fut brièvement compris comme un avatar de l’Orientalisme, avant de bouleverser beaucoup plus profondément le cours de la peinture occidentale.

1. Geishas

Véhiculée par les estampes d’Utamaro — auquel les frères Goncourt consacrent une monographie en 1891 — la geisha fascine l’imaginaire des artistes occidentaux. Au même titre que celui du harem évoqué quarante ans plus tôt par Ingres et par Delacroix, le thème de la geisha permet d’associer érotisme, exotisme et couleurs vives. De Whistler et De Nittis à Helleu, les artistes sont nombreux à traiter d’une sensualité raffinée. Leurs modèles posent alors dans des lieux clos, parfois vêtus de kimonos et souvent associés à des objets d’art décoratif japonais tels que paravents, porcelaines ou ombrelles.
Lié à l’évocation d’une féminité dont il apparaît comme l’emblème, l’éventail est à la mode et la plupart des peintres impressionnistes, de Degas et Pissarro à Gauguin, s’emparent de cet accessoire souvent lié à l’idée de galanterie. Traités plus souvent sur le mode décoratif que fonctionnel, les éventails peints sont généralement offerts aux mères, aux épouses ou aux maîtresses des artistes.

2. Les peintres collectionneurs

Sous forme d’estampes ou d’objets, le Japon est présent chez les artistes et les écrivains, comme en témoignent nombre de portraits et de scènes d’atelier. Caillebotte peint en 1872 un Intérieur d’atelier au poêle où il oppose deux estampes japonaises à l’Écorché de Houdon. Manet évoque les préférences artistiques qu’il partage avec l’auteur de Germinal dans le Portrait d’Émile Zola. Berthe Morisot représente sa fille Julie sous une estampe.
Grand collectionneur d’art japonais, Vincent van Gogh organise une présentation d’estampes au café Le Tambourin à Paris en 1887 et peint le portrait de son ami le Père Tanguy sur fond de gravures japonaises. L’action de marchands éclairés, comme Siegfried Bing et Hayashi Tadamasa, tous deux grands connaisseurs de la culture du Japon, élargit encore le cercle des amateurs d’estampes. C’est chez eux que les peintres impressionnistes constituent ou complètent leurs collections. Les estampes qui leur ont appartenu seront présentées dans l’exposition, en regard des tableaux où elles apparaissent.
En 1890, l’exposition dédiée à la gravure japonaise par l’École des beaux-arts consacre le phénomène. Visitée et commentée par la plupart des artistes impressionnistes et postimpressionnistes, elle ouvre une décennie qui peut être considérée comme l’Âge d’or du Japonisme en peinture. Au-delà de l’intégration d’accessoires exotiques tels qu’ombrelles, éventails, etc., c’est désormais un langage plastique neuf qui apparaît dans les tableaux des peintres novateurs.

3. L’estampe impressionniste

Dès les années 1870 et plus encore au cours des années 1890, nombreux parmi les artistes s’essayent aux techniques de l’estampe. Henri Rivière y consacre l’essentiel de son talent et reste le plus japonisant d’entre eux (Les Trente- Six Vues de la tour Eiffel, 1888-1902). Mais il est précédé par Whistler, Manet, et plus encore Degas qui expérimente des techniques neuves comme le monotype. Son amie Mary Cassatt nous a laissé une remarquable série de gravures inspirées de la vie quotidienne. Puis ce sont les Nabis, Félix Vallotton, Pierre Bonnard, Édouard Vuillard (Paysages et intérieurs, 1899) ou Maurice Denis (Amour, 1892-1899). Henri de Toulouse-Lautrec de son côté renouvelle l’art de l’affiche en s’appropriant avec une remarquable efficacité les procédés de l’estampe.

4. Le code a changé

Le regard porté par les impressionnistes sur l’art japonais et la pratique de l’estampe modifient profondément leur conception du tableau. Celle-ci s’affirme de plus en plus ouvertement comme « une surface plane recouverte de couleurs en un certain ordre assemblées » et se libère de la représentation du réel.
D’emblée, les œuvres de Whistler évoquent irrésistiblement l’art de l’Ukiyo-e. Nombreux adoptent les points de vue en plongée, en particulier Degas qui privilégie l’oblique pour éviter une symétrie devenue trop banale. Dans les toiles de Monet, c’est la présence d’une nature de plus en plus foisonnante et diffuse qui marque cette influence. Caillebotte est plus audacieux encore car, sensible aux motifs imprimés japonais, il tapisse sa salle à manger d’un étonnant décor de marguerites. Vincent van Gogh use du contraste et de l’aplat, avant de trouver le Japon à Arles, comme Paul Gauguin l’avait trouvé avant lui à Pont-Aven.
Dans les années 1890, l’impact de l’art japonais atteint des sommets chez les Nabis : à cet égard, Vuillard, Denis ou Vallotton n’ont rien à envier à Bonnard, le Nabi japonard. Parmi les Néo-impressionnistes, Georges Seurat, Paul Signac, Henri-Edmond Cross et Théo van Rysselberghe se distinguent par le refus de la perspective, du modelé et du volume.
La leçon de l’art japonais assimilée au début du XXe siècle, les peintres se libèrent de l’imitation de la nature dont ils ne retiennent que l’essentiel, son pouvoir d’évocation poétique. Vallotton peint d’éblouissants couchers de soleil à deux dimensions et Bonnard élabore les féeries chromatiques qui ne tarderont pas à inspirer les maîtres de l’abstraction des années 1950. Monet décrit inlassablement l’univers bleuté de son jardin d’eau où la végétation et le ciel se mêlent inextricablement dans un jeu de reflets colorés.

Liste des prêteurs
Allemagne
Remagen, Arp Museum Bahnhof Rolandseck / collection Rau for UNICEF
Belgique
Deurle, Museum Dhondt-Dhaenens
Espagne
Madrid, Museo Nacional Thyssen- Bornemisza
États-Unis
Boston, Museum of Fine Arts
Houston, The Museum of Fine Arts Springfield, Michele and Donald D’Amour Museum of Fine Arts
Washington, DC, Dumbarton Oaks, House Collection
Washington, DC, National Gallery of Art Water Mill, New York, Parrish Art Museum
France
Avignon, musée Angladon
Brest Métropole, musée des beaux-arts Giverny, Fondation Claude Monet Giverny, musée des impressionnismes
Le Havre, musée d’art moderne André Malraux
Orléans, musée des Beaux-Arts
Paris, Bibliothèque nationale de France, département des Estampes et de la Photographie
Paris, galerie Berès
Paris, lycée Claude-Monet
Paris, musée Carnavalet – Histoire de Paris
Paris, musée d’Orsay
Paris, musée d’Orsay, dépôt au musée départemental Maurice Denis, Saint- Germain-en-Laye
Paris, musée d’Orsay, dépôt au musée des Beaux-Arts de Lyon
Paris, musée d’Orsay, dépôt au musée des Beaux-Arts de Quimper
Paris, musée du Louvre, département des Arts graphiques, dépôt au musée d’Orsay Paris, musée Marmottan Monet
Paris, musée national Picasso
Pontoise, musée Camille Pissarro
Rouen, Réunion des musées métropolitains Rouen Normandie, musée des Beaux-Arts
Vernon, musée de Vernon
Pays-Bas
Amsterdam, Rijksmuseum
Royaume-Uni Londres, Tate
Suisse
Lausanne, Fondation Félix Vallotton
Ville de Genève, collection des Musées d’art et d’histoire, Cabinet d’arts graphiques
Zurich, Fondation E.G. Bührle Collection
Collection Lucile Audouy Collection Philippe Piguet Collection Winter Fondation Triton Succession Bonnard
Ainsi que les nombreux collectionneurs particuliers qui ont préféré garder l’anonymat.

Liste des artistes présents dans l’exposition
Émile Bernard (Français, 1868-1941)
Pierre Bonnard (Français, 1867-1947)
George-Hendrik Breitner (Néerlandais, 1857- 1923)
Maki Bokusen (1775-1824)
Gustave Caillebotte (Français, 1848-1894)
Mary Cassatt (Américain, 1844-1926)
William Merritt Chase (Américain, 1849-1916)
Jules Chéret (Français, 1836-1932)
Henri-Edmond Cross (Français, 1856-1910)
Edgar Degas (Français, 1834-1917)
Maurice Denis (Français, 1870-1943)
James Ensor (Belge, 1860-1949)
Kikugawa Eizan (Japonais, 1787-1867)
D’après Yashima Gakutei (vers 1786-1868)
Paul Gauguin (Français, 1848-1903)
Henri Guérard (Français, 1846-1897)
Paul Helleu (Français, 1859-1927)
Utagawa Hiroshige (Japonais, 1797-1858)
Katsushika Hokusai (Japonais, 1760-1849)
Keiichi (Japonais)
Torii Kiyonaga (Japonais, 1752-1815)
Toyohara Kunichika (1835-1900)
Utagawa Kunisada (Japonais, 1786-1864)
Utagawa Yoshimura (1846- ?)
Utagawa Kuniyoshi (Japonais, 1794-1861 )
Maximilien Luce (Français, 1858-1941)
Édouard Manet (Français, 1832-1883)
Henri Matisse (Français, 1869-1954)
Claude Monet (Français, 1840-1926)
Berthe Morisot (Français, 1841-1895)
Giuseppe De Nittis (Italien, 1846-1884)
Camille Pissarro (Français, 1830-1903)
Lucien Pissarro (Français, 1863-1944)
Paul Ranson (Français, 1861-1909)
Auguste Renoir (Français, 1841-1919)
Henri Rivière (Français, 1864-1951)
Ker Xavier Roussel (Français, 1867-1944)
Paul Sérusier (Français, 1864-1927)
Georges Seurat (Français, 1859-1891)
Yanagawa Shigenobu I (Japonais, 1787-1832)
Paul Signac (Français, 1863-1935)
Henri de Toulouse-Lautrec (Français, 1864-1901)
Utagawa Toyokuni II (1777-1835)
Louis Valtat (Français, 1869-1952)
Félix Vallotton (Suisse, 1865-1925)
Vincent van Gogh (Néerlandais, 1853-1890)
Théo van Rysselberghe (Belge, 1862-1926)
Kitagawa Utamaro (Japonais, 1753-1806)
Édouard Vuillard (Français, 1868-1940)
James McNeill Whistler (Américain, 1834-1903)
Yoshimura (Japonais)

Le catalogue de l’exposition
Un important catalogue est édité à l’occasion de cette exposition. Toutes les œuvres exposées y sont reproduites en pleine page. Cet ouvrage sera largement diffusé en France et à l’étranger. Geneviève Aitken, « L’Exposition de la gravure japonaise à l’École des beaux- arts de 1890 et sa réception par les artistes impressionnistes et postimpressionnistes » Marina Ferretti Bocquillon, « Paul Signac et le Japonisme »
Jocelyn Bouquillard, « L’influence des estampes japonaises sur la gravure impressionniste et postimpressionniste »
Sophie Basch, « Japonisme, impressionnismes et littérature : l’œil des écrivains »
Une sec on documentaire présente, outre une bibliographie sélec ve, des no ces consacrées par Geneviève Aitken et Vanessa Lecomte aux collec ons d’estampes des ar stes présentés dans l’exposition.
Les titres des essais sont provisoires

Les auteurs du catalogue
Historienne de l’art et chargée d’études documentaires, Geneviève Aitken a été responsable de la documentation des collections au musée Rodin. Spécialiste d’estampes japonaises et de la peinture des Nabis, elle a collaboré aux expositions « Utamaro » (1976) et « Sharaku » (1980). Elle a publié avec Marianne Delafond, La collection d’estampes japonaises de Claude Monet (La Bibliothèque des Arts, 1988, réed. 2003).
Sophie Basch est professeur de littérature française des XIXe et XXe siècles à l’université Paris-Sorbonne. Spécialiste de l’orientalisme littéraire et artistique et de la culture fin-de-siècle, elle a contribué à plusieurs catalogues d’exposition (notamment Portrait de l’artiste en clown, Paris, Grand Palais, 2004 ; Dreamlands, Centre Pompidou, 2010 ; Delacroix et l’antique, Paris, musée Delacroix, 2015).
Jocelyn Bouquillard a été, de 1997 à 2009, conservateur au département des Estampes et de la Photographie à la Bibliothèque nationale de France. Il est également l’auteur de publications sur les estampes japonaises (Les Trente-six vues du mont Fuji de Hokusai (Seuil-BnF, 2007) ; il a assuré le co-commissariat de l’exposition sur les « Estampes japonaises. Images d’un monde éphémère » à la BNF en 2008.
Marina Ferretti Bocquillon est directeur scientifique du musée des impressionnismes Giverny. Elle a assuré le commissariat d’importantes expositions, notamment « Signac » (Paris, Grand Palais, Amsterdam, Van Gogh Museum et New York, Metropolitan Museum of Art, 2001), « Le Jardin de Monet à Giverny » (Giverny, musée des impressionnismes, 2009), et « Caillebotte, peintre et jardinier » (Giverny, musée des impressionnismes, 2016). Elle est l’auteur de plusieurs essais et ouvrages consacrés à l’impressionnisme et au postimpressionnisme.
Vanessa Lecomte est attachée de conservation au musée des impressionnismes Giverny où elle a été co-commissaire de l’exposition « Maurice Denis, L’Éternel Printemps » en 2012. Elle a par ailleurs contribué à plusieurs expositions du musée des impressionnismes Giverny, notamment « L’Impressionnisme au fil de la Seine » (2010), « Bonnard en Normandie » (2011) et « Degas, un peintre impressionniste ? » (2015).

Accrochage temporaire 2018
Hiramatsu à Giverny
Musée des impressionnismes Giverny du 30 mars au 4 novembre 2018

Le musée des impressionnismes Giverny présente du 30 mars au 4 novembre 2018 un accrochage temporaire consacré au peintre japonais né à Tokyo en 1941, Hiramatsu Reiji, intitulé « Hiramatsu à Giverny » qui s’inscrit dans le cadre des célébrations du cent cinquantenaire de la proclamation de l’ère Meiji, époque où le Japon s’ouvre aux échanges avec l’Occident.
En 1994, Hiramatsu Reiji découvre les Grandes Décorations de Claude Monet au musée de l’Orangerie à Paris. Il décide alors de se rendre à Giverny pour visiter la maison et le jardin d’eau de l’un des plus grands maîtres de l’impressionnisme. Au cours de ses vingt dernières années, il aime à y retourner et réinvente son art. Les paysages d’eau et de reflets deviennent l’un de ses motifs privilégiés. L’artiste s’essaye à de nouveaux formats – et adopte le format circulaire utilisé par Monet en 1907 et 1908. La dévotion que voue Hiramatsu à Monet le conduit à effectuer différents séjours sur la côte normande : Rouen, Le Havre, Honfleur, Étretat, Fécamp, Deauville ou encore Trouville. Il évoque ainsi ce voyage vers le japonisme : « J’ai été profondément étonné en découvrant l’œuvre immense qu’est la série des Nymphéas. Je me suis alors mis à étudier avec ardeur le japonisme, avec le regard d’un peintre de nihonga qui part pour un voyage vers l’impressionnisme et le japonisme. Pour moi qui adore les fleurs, la Normandie fut une région de rêve. Je me suis souvent rendu vers la mer en suivant la Seine. Le but de mon voyage était d’aller à la recherche du japonisme dans le jardin de Monet à Giverny et d’observer les reflets sur l’eau du bassin des nymphéas. J’ai tenté de comprendre l’attirance qu’avait éprouvée Monet pour le japonisme depuis sa jeunesse, ainsi que le regard qu’il portait sur les choses. C’est avec liberté et avec un sentiment ludique que j’ai peint les nymphéas chers au goût japonisant de Monet. »
L’accrochage réunit sept toiles et deux paravents qui montrent l’influence exercée par Claude Monet et sera complété par un ensemble documentaire illustrant la technique traditionnelle japonaise appelée nihonga.

PROCHAINE EXPOSITION
Henri-Edmond Cross peindre le bonheur
du 27 juillet – 4 novembre 2018

Exposition organisée par le musée des impressionnismes Giverny en collaboration avec le Museum Barberini de Potsdam.
Avec le soutien exceptionnel du musée d’Orsay
Exposition présentée également
au Museum Barberini de Potsdam
du 17 novembre 2018 au 17 février 2019

Consacrée au peintre néo-impressionniste Henri-Edmond Cross (1856-1910), l’exposition retracera l’ensemble de la carrière de l’artiste. Né à Douai, il découvre en 1883 la lumière du Midi, où il s’installe définitivement dès 1891. À l’aube du XXe siècle, il est considéré, aux côtés de Paul Signac, comme l’un des pères de la modernité.
L’exposition comptera une centaine d’œuvres, peintures, aquarelles ou dessins, et retracera l’ensemble de son parcours artistique. Nous verrons son art évoluer, des premiers essais impressionnistes aux derniers tableaux empreints d’un lyrisme de la couleur qui a retenu l’attention des Fauves. Sans oublier les très poétiques séries de marines néo- impressionnistes, peintes au début des années 1890 sur les bords de la Méditerranée. Elle soulignera ainsi le rôle joué par Cross dans l’histoire de la libération de la couleur et son impact sur les avant-gardes du début du XXe siècle.

 

 

 

 


EXHIBITIONS 2017

Tarifs et accès : ICI

MANGUIN | La volupté de la couleur
14 juillet – 05 novembre 2017

 

Manguin-article-giverny-2017HENRI MANGUIN
Henri Manguin
Devant la fenêtre, rue Boursault, 1904
Huile sur toile, 61 x 50 cm
Collection particulière
© Tous droits réservés / Photo : Fabrice Lepeltier
© ADAGP, Paris, 2017

 

Henri Manguin, désigné par Guillaume Apollinaire comme « le peintre voluptueux », rend hommage au bonheur de vivre à travers des thèmes arcadiens, des nus, des paysages méditerranéens, des scènes de la vie de famille et des natures mortes. Dès ses années de formation, où l’enseignement de Gustave Moreau accompagne les premières expériences impressionnistes, l’artiste fut fidèle en effet à l’expression d’une sensualité heureuse. Au musée des impressionnismes Giverny, l’exposition Manguin, la volupté de la couleur compte environ quatre-vingt-dix oeuvres qui retracent la carrière de cet ami d’Henri Matisse. L’accent y sera mis sur la période où Manguin, qui a témoigné d’emblée d’un talent et d’une inventivité rares dans ses harmonies chromatiques, accompagne – et parfois précède – les audaces des peintres fauves avec lesquels il expose au Salon d’automne de 1905.
Commissariat : Marina Ferretti, directeur scientifique du musée des impressionnismes Giverny
Du 22 juin au 28 octobre 2018 à la Fondation de l’Hermitage à Lausanne (Suisse)

 

 

 

 

autreHENRI MANGUIN
L’amandier en fleurs
(détail) 1907.
Suisse, Collection particulière
© Tous droits réservés / Photo : Jacques Bétant © ADAGP Paris 2017

 

Né à Paris en 1874, Henri Manguin choisit dès 1889 de suivre sa vocation artistique et de s’inscrire aux leçons de dessin puis aux cours de peinture de l’École des arts décoratifs. Il y reste quatre ans, de 1890 à 1894, et il y fait la connaissance d’Albert Marquet et de Georges Rouault. En 1892, il y rencontre également Henri Matisse qui assiste au cours du soir de dessin. Reçu au concours d’entrée de l’École des beaux -arts en novembre 1894, Manguin entre à l’atelier de Gustave Moreau où il retrouve ses amis Rouault, Marquet et Matisse. Il s’y lie aussi d’amitié avec Raoul de Mathan, Louis Valtat et Charles Camoin. Membre de l’Institut, leur professeur leur accorde néanmoins une grande liberté et ils apprécient sa tolérance. Quelques années plus tard, ils participent à la naissance du fauvisme avec, entre autres, André Derain, Maurice de Vlaminck et Raoul Dufy.

1. L’ATELIER DE LA RUE BOURSAULT : 1898-1904

Au début de sa carrière, Manguin habite le18e arrondissement. Il découvre les galeries de la rueLaffitte, notamment celle de Paul Durand-Ruel,marchand des impressionnistes. Il fréquente égalementla galerie d’Ambroise Vollard qui inaugure en 1895 nouveaux locaux en y accrochant des tableaux deVincent van Gogh, avant d’ouvrir une expositionconsacrée à Paul Cézanne. L’intérêt de Manguin la peinture contemporaine, celle des impressionnistes des nabis particulièrement, apparaîtra dans les peintes en 1901 et en 1902.

Quand Gustave Moreau meurt en 1898, Manguin quitte l’École des beaux-arts. Il s’installe en 1899 au 61 de la rue Boursault dans le quartier des Batignolles avec Jeanne Carette, qu’il vient d’épouser et qui devient son modèle d’élection. Il fait installer dans son jardin un atelier démontable, où se retrouvent les anciens élèves de l’atelier Moreau qui y font poser des modèles en partageant les frais.

Très tôt, Manguin fait preuve d’un talent et d’une liberté rares dans l’organisation chromatique de ses compositions, une originalité qui se manifeste dès 1900 avec Jeanne à la rose (collection particulière) ainsi que dans ses premières natures mortes. Cette particularité se confirme avec La Petite Italienne (1903, Suisse, collection particulière), La Femme au Carrick, Jeanne (1903-1904, Suisse, collection particulière) et Devant la fenêtre, rue Boursault (1904, collection particulière).

En 1901, Manguin est admis au Salon officiel. Dès l’année suivante, il expose au Salon des artistes indépendants puis au Salon d’automne, dont il devient sociétaire en 1904. À l’occasion de l’exposition des Indépendants de 1903, le critique Roger Marx remarque d’emblée que « la méditation des vieux maîtres, préconisée par Gustave Moreau, ainsi que les ouvrages de M. Cézanne, ont suggéré aux dernières générations l’amour de la forte peinture, la passion du ton riche, éclatant, posé sur la toile par larges aplats » (Roger Marx, « Le Salon des artistes indépendants », La Chronique des arts et de la curiosité, 28 mars 1903).

St-tropez-giverny-manguin HENRI MANGUIN
Saint-Tropez, le coucher de soleil, 1904
Huile sur toile, 81 x 65 cm
Collection particulière
© Tous droits réservés / Photo : Fabrice Lepeltier
© ADAGP, Paris, 2017

2. LES ANNÉES FAUVES : 1904-1905

En octobre 1904, Manguin séjourne pour la première fois à Saint-Tropez où il loue La Ramade, la maison que Matisse vient de quitter après y avoir passé l’été. Elle est voisine de La Hune, la villa de Paul Signac, et les deux artistes épris de couleur sympathisent. Aussitôt arrivé, Manguin écrit à son ami Marquet : « La propriété où nous sommes dépasse tout ce que tu peux imaginer. Saint-Tropez a l’air très beau. […] Je suis enthousiasmé. C’est le rêve » (Henri Manguin à Albert Marquet, Saint-Tropez, 4 octobre 1904, Archives Jean- Pierre Manguin). Euphorique, il peint en une quinzaine de jours plusieurs aquarelles et il entreprend dix tableaux, notamment Saint-Tropez, le coucher de soleil (1904, collection particulière) qui célèbre la sérénité d’une Méditerranée encore vierge de touristes. Dans ce contexte, les oeuvres montent en couleur et reflètent son éblouissement. Flamboyants, ses tableaux, essentiellement des nus et des paysages arcadiens, disent son exaltation.

L’exploration des tons purs se poursuit au cours de l’hiver à Paris où Manguin peint Les Gravures (1905, Madrid, collection Carmen Thyssen-Bornemisza en dépôt au Museo Thyssen Bornemisza) et La Coiffure (1904-1905, collection Couturat). Il travaille aussi en compagnie de Matisse, de Marquet et de Jean Puy à un Nu dans l’atelier (1904-1905, collection particulière) qui entre dans la collection de Leo Stein, comme Étude de femme couchée (1905, collection particulière). Dès lors, les séjours de Manguin sur les bords de la Méditerranée se multiplient. L’été 1905, le peintre retrouve Saint-Tropez où il loue la villa Demière. Il écrit à Matisse : « Suis enthousiasmé du pays et surtout de l’endroit où nous sommes. C’est absolument admirable » (Henri Manguin à Henri Matisse, Saint- Tropez, 9 juin 1905, Archives Jean-Pierre Manguin). Manguin voit non seulement Signac mais aussi les peintres néo-impressionnistes Henri-Edmond Cross et Théo van Rysselberghe. Le 21 septembre, il écrit à Matisse : « Le Midi m’a été, je crois, d’un bon enseignement et [je] reviens sinon content de moi du moins avec une impression de grande beauté et la compréhension de beaucoup de choses jusqu’alors inconnues » (Henri Manguin à Henri Matisse, Saint- Tropez, 21 septembre 1905, Archives Jean-Pierre Manguin).

Le 18 octobre 1905, le Salon d’automne ouvre ses portes. Les anciens de l’atelier Moreau y ont réuni leurs oeuvres dans la salle VII. Manguin y présente cinq tableaux peints au cours de l’été : Les Grands Chêneslièges, Villa Demière (1905, collection particulière), Le Pré, Villa Demière (1905, collection particulière), Jeanne sur le balcon de la Villa Demière (1905, collection particulière), La Sieste ou Le Rocking-chair, Jeanne (1905, collection particulière, Winterthour, Villa Flora) et Nu sous les arbres, Jeanne (1905, Kunststiftung Pauline, collection particulière). Tous célèbrent, avec une maîtrise et une liberté chromatiques rares, la nature et la lumière du Midi. Comme Roger Marx, le critique Louis Vauxcelles a déjà remarqué les affinités qui les unissent. Après avoir commenté chaque exposant de la salle VII, il conclut dans un article du Gil Blas daté du 17 octobre :
M. Manguin : progrès énorme ; indépendant sorti de ses pochades et qui marche résolument vers le grand tableau. Trop de relents de Cézanne encore ; mais la griffe d’une puissante personnalité, toutefois. […] Au centre de la salle, un torse d’enfant et un petit buste en marbre, d’Albert Marque, qui modèle avec une science délicate. La candeur deces bustes surprend au milieu de l’orgie de tons purs : Donatello chez les fauves.

Le mot est lancé, et le fauvisme est né. Si une partie de la critique crie au scandale, toutes les oeuvres présentées par Manguin sont vendues, car elles ont retenu l’attention des amateurs les plus avertis. Celle du peintre et écrivain André Rouveyre, rencontré dans l’atelier Moreau, mais aussi celle des marchands Eugène Druet et Ambroise Vollard, qui lui achètera cent quarante-deux toiles l’année suivante. C’est le début du succès pour l’artiste qui a alors trente-et-un ans.

3. ARCADIE : 1906-1914

L’été 1906, Cavalière inspire à Manguin une série de paysages qui confirment ses qualités de coloriste : Les Roches rouges, Cavalière (1906, collection particulière), La Pinède à Cavalière (1906, collection particulière) ou Jeanne à l’ombrelle, Cavalière (1906, Peter Findlay Gallery). Souvent, Jeanne pose, nue ou simplement drapée, dans l’Éden méditerranéen. Le peintre retrouve avec bonheur Saint- Tropez et la villa Demière en 1907 et en 1908. Une évolution s’amorce avec Le Golfe de Saint-Tropez (1907, Paris, Centre Pompidou, Musée national d’art moderne), où le souvenir de Cézanne, décédé l’année précédente, réapparaît. Dès 1908, l’art de Manguin évolue et, comme chez la plupart de ses amis fauves, la ligne reprend ses droits. Le peintre reste cependant fidèle aux qualités qui l’ont rendu célèbre : la simplicité des formes et l’éclat des accords chromatiques qui déterminent l’organisation de ses compositions. Il ne renonce ni aux tons purs ni aux accords sonores des années fauves. Il peint de somptueuses natures mortes ainsi que des portraits mesurés de Jeanne et de leurs enfants, comme Claude en rouge lisant (1909, collection particulière) ou Nature morte aux faisans bleus (1909, Suisse, collection particulière). La composition équilibrée de ses paysages médités et harmonieux se réfère à Cézanne et à la tradition classique (Les Aloès en fleurs à Cassis, 1913, collection particulière).

Contraint de déménager quand la Ville de Paris rachète d’autorité les terrains de la rue Boursault, Manguin habite à partir de 1909 à Neuilly, où il réinstalle son atelier démontable. Il voit souvent Félix Vallotton, qui l’accueille à Honfleur où il séjourne en 1909 et 1910. Les expositions se multiplient, en France comme à l’étranger. Très présent sur la scène artistique internationale, Manguin participe au Salon de la Libre Esthétique à Bruxelles en 1906, puis à la grande exposition itinérante Französischer Künstler, qui présente l’art français en Allemagne. On le voit aussi aux Salons de la Toison d’or à Moscou en 1908 et 1909, ainsi qu’à l’importante exposition organisée à Londres par Roger Fry en 1910, Manet and the Post- Impressionists, sans oublier l’Armory Show de New York en 1913. À Paris, il est fidèle aux Indépendants et au Salon d’automne. Les galeries Berthe Weill et Vollard ne sont plus les seules à exposer ses oeuvres, qui figurent également chez Bernheim-Jeune. Une première exposition personnelle est organisée en 1910 par Eugène Druet, qui renouvelle l’expérience en 1913. Le cercle des amateurs s’élargit lui aussi, avec les collectionneurs russes Ivan Morozov et Sergueï Chtchoukine. En 1910, Félix Vallotton lui présente Arthur et Hedy Hahnloser, véritables ambassadeurs de l’art français en Suisse. Dès lors, ils commandent à Manguin le portrait de leurs enfants, collectionnent ses oeuvres et l’accueillent souvent à la Villa Flora à Winterthour.

Pour remercier ses mécènes, Manguin offre La Reine des poupées (1910, collection particulière) aux enfants Hans et Lisa Hahnloser. Les Manguin découvrent avec bonheur les paysages de la Suisse, où de grands amateurs d’art, tel Hans E. Bühler, le soutiennent. Quand la guerre éclate en août 1914, nombreux parmi ses amis sont mobilisés. Réformé, Manguin accepte la proposition de Paul Vallotton, qui lui suggère de mettre sa famille à l’abri du conflit, et il s’installe à Lausanne.

 

Aloes-manguin-giverny-2017
Henri Manguin
Les Aloès en fleurs à Cassis, 1913
Huile sur toile, 92 x 73 cm
Collection particulière
© Tous droits réservés / Photo : Fabrice Lepeltier
© ADAGP, Paris, 2017

4. OEUVRES SUR PAPIER

D’emblée, Henri Manguin a accordé une importance particulière aux arts graphiques qu’il pratique dès son plus jeune âge. Rappelons qu’il a quinze ans quand il choisit de s’inscrire aux cours de dessin de l’École des arts décoratifs où, sa vocation artistique confirmée, il s’inscrit dès l’année suivante, en 1890. Il y reçoit une formation solide, fondée sur la pratique intensive du dessin, d’après modèle vivant ou d’après moulage. Cet enseignement lui ouvre en 1894 les portes de l’École des beaux-arts, où il entre dans l’atelier du peintre symboliste Gustave Moreau, luimême très grand dessinateur et remarquable aquarelliste. Comme le montrent les oeuvres graphiques présentées dans l’exposition, Manguin a multiplié les approches techniques : mine de plomb, fusain ou plume et encre de Chine pour le noir et blanc ; pastel et aquarelle pour la couleur. En octobre 1904, Manguin peint à Saint Tropez plusieurs aquarelles, une technique où il fait preuve d’un talent certain. Les oeuvres aux sinuosités emportées qui courent avec souplesse sur la feuille blanche témoignent d’une liberté qui gagne bientôt les tableaux peints à l’huile. L’art tel que Signac et Cross le pratiquaient à l’eau, Manguin et Matisse ne tardent pas à l’appliquer à leurs toiles où la quête d’une harmonie idéale laisse le premier rôle à la recherche d’une puissante expressivité. De la même manière, le dessin fauve s’affirme rapidement, comme en témoignent certains dessins présentés dans l’exposition, où l’on voit l’artiste renoncer délibérément aux séductions d’une maîtrise depuis longtemps acquise. L’équilibre de la composition et la beauté de la ligne laissent alors place à l’inachevé ainsi qu’à l’affirmation d’un trait irrégulier, parfois brutal. « Je ne pense nullement que l’école dont les jeunes ont horreur soit si funeste. Tous y avons passé et nous ne nous en portons pas plus mal. Ce qu’il s’agit c’est d’en sortir ! Mais non de croire en être sorti parce que l’on n’y a jamais été » (Henri Manguin à Arthur et Hedy Hahnloser, Neuilly-sur-Seine, fin mars 1913, Archives Jean-Pierre Manguin.

BIOGRAPHIE d’HENRI MANGUIN: 1874-1949: 1904-1905

1874 : Naissance d’Henri Manguin à Paris.
1890 : Après avoir suivi des cours de dessin à l’École des arts décoratifs l’été précédent, Manguin arrête ses études au lycée Colbert pour se consacrer exclusivement à la peinture.
1891 : Inscrit à l’École des arts décoratifs, il rencontre Albert Marquet, puis Henri Matisse l’année suivante.
1894 : Manguin est reçu au concours de L’École nationale des beaux-arts et intègre l’atelier de Gustave Moreau.
1896 : Henri Manguin rencontre Jeanne Carette, qui deviendra son épouse et son modèle d’élection. Le couple aura quatre enfants, Claude (né en 1900), Pierre (né en 1902), Jean (né en 1903) et Lucile (née en 1905).
1897 : Premier envoi de Manguin au Salon de la Société nationale des beaux-arts.
1899 : Le couple s’installe à Paris, au 61, rue Boursault
1900 : L’artiste installe dans son jardin un atelier démontable où Matisse et Marquet viendront régulièrement.
1902 : Première participation de Manguin au Salon des indépendants.
1903 : Il participe au premier Salon d’automne.
1904 : Incité par Matisse, Manguin séjourne pour la première fois à Saint- Tropez pendant l’été. Il se lie d’amitié avec Paul Signac, qui occupe la villa voisine de la sienne.
1905 : L’artiste présente huit oeuvres au Salon des indépendants. Cette même année, il loue à Saint-Tropez la Villa Demière. Au Salon d’automne, il expose cinq toiles peintes au cours de ce dernier séjour, présentées dans la salle VII aux côtés d’oeuvres de Matisse, Derain, Vlaminck, Camoin et Marquet. La célèbre citation de Louis Vauxcelles à cette occasion donnera un nom à ce groupe d’artistes, désormais reconnus comme « Fauves ».
1906 : La famille Manguin séjourne à Cavalière et y reçoit les peintres Paul Signac, Théo van Rysselberghe, Henri Lebasque et Henry-Edmond Cross. En raison du succès rencontré par Manguin l’année précédente, le marchand Ambroise Vollard lui achète cent cinquante toiles, et ses œuvres sont présentées dans plusieurs expositions en Europe.
1909 : La famille Manguin quitte la rue Boursault et s’installe dans une maison à Neuilly, où l’ancien atelier est remonté.
1910 : La galerie Druet lui consacre une première exposition personnelle. À cette occasion, les collectionneurs suisses Arthur et Hedy Hahnloser lui achètent deux toiles. Henri Manguin devient un ami proche et un conseiller pour l’enrichissement de leur collection.
1912 : Séjour à la Villa Flora au printemps, puis la famille part à Cassis, où Manguin travaille en compagnie d’Othon Friesz.
1914-1918 : Pendant la guerre, l’artiste est en Suisse, à Lausanne près de Paul Vallotton, séjourne à Winterthourchez les Hahnloser et loue une maison à Colombier près de Neuchâtel.
1920 : Manguin séjourne à la Villa l’Oustalet, à Saint- Tropez, qu’il achètera quelques années plus tard.
1937 : Les oeuvres de Manguin sont présentées lors d’expositions à Tunis, au Caire, à Berlin, au Canada et en France.
1938 : Son fils achète, lors de la fermeture de la galerie Druet, les toiles invendues de Manguin.
1940 : Le peintre participe à la Biennale de Venise.
1940-1945 : Pendant la Deuxième Guerre mondiale, Manguin travaille à Paris, Saint- Tropez et Avignon, où il loue un atelier.
1949 : Peu après la célébration de ses cinquante ans de mariage avec Jeanne, Manguin quitte Paris pour Saint-Tropez, où il décède.

 

couseuse-manguin-giverny2017
Henri Manguin
La Couseuse à la robe rouge, Jeanne, 1907
Collection particulière
© Tous droits réservés / Photo : Fabrice Lepeltier
© ADAGP, Paris, 2017

 

 

LISTE DES PRÊTEURS

Autriche
Salzbourg, galerie Thomas Salis
Vienne, The Albertina Museum

Espagne

Madrid, Museo Thyssen-Bornemisza

Etats-Unis
New York, Peter Findlay Gallery

France

Grenoble, musée de Grenoble
Nancy, musée des Beaux-Arts
Paris, Centre Pompidou, musée national d’Art moderne /
Centre de création industrielle
Paris, Centre national des arts plastiques
Paris, musée d’Art moderne de la Ville de Paris
Saint-Tropez, l’Annonciade, musée de
Saint-Tropez

Suisse
Winterthour, Villa Flora

Turquie
Collection Arkas

Sans oublier les très nombreux prêteurs

catalogue-manguin-giverny-2017CATALOGUE DE L’EXPOSITION

Descriptif
Cet ouvrage, catalogue de l’exposition « Manguin, la volupté de la couleur » présentée au musée des impressionnismes Giverny, retrace les premières années du parcours d’Henri Manguin (1874-1949), peintre qui participa à la naissance du fauvisme. Lors de ses années de formation, Manguin fait la connaissance d’Albert Marquet et d’Henri Matisse, qu’il retrouve, après son entrée à l’École des beaux-arts, dans l’atelier de Gustave Moreau. Ensemble, ils constituent le groupe de jeunes peintres qui, avec André Derain et Maurice de Vlaminck, seront baptisés « Fauves » au Salon d’automne de 1905. Le catalogue met en lumière cette période au cours de laquelle les harmonies chromatiques créées par le peintre témoignent d’un talent et d’une inventivité rares qui accompagnent et parfois précèdent les audaces de ses amis fauves. Les séjours de l’artiste dans le Sud de la France décuplent encore son travail sur la couleur reflétant l’éblouissement du peintre pour les paysages méditerranéens. Les tableaux flamboyants du premier quart du XXe siècle ˗ essentiellement des nus et des paysages arcadiens ˗ disent l’exaltation de l’artiste qui s’épanouit au sein d’une nature édénique. Avec près de 100 peintures, aquarelles et dessins complétés par une large sélection d’archives et de photographies, ce catalogue permet de redécouvrir l’art d’un des plus grands peintres fauves, depuis ses années de formation au tournant du siècle, jusqu’à la Première Guerre mondiale.

Les auteurs
Corinne Currat est chargée de projet d’exposition à la Fondation de l’Hermitage à Lausanne.
Dominique Lobstein, auteur de nombreux ouvrages sur l’impressionnisme.
Jean-Pierre Manguin, petit-fils d’Henri Manguin, est spécialiste de l’oeuvre de l’artiste et participe activement à sa valorisation.

 

EXHIBITIONS 2017

Tarifs et accès : ICI

Tintamarre ! Instruments de musique dans l’Art
24 mars – 2 juillet 2017

 

Bonnard jeune femme au pianoPIERRE BONNARD
Jeune femme au piano. 1891
Vers 1876. Paris musée d’Orsay.
Collection particulière
© Tous droits réservés © ADAGP Paris 2017

 

Au temps des impressionnistes, les peintres sont des témoins et acteurs privilégiés de l’avènement d’une nouvelle musique, moderne et libérée des anciennes conventions. Leurs œuvres illustrent l’apparition de nouveaux instruments, la place grandissante de la musique dans le quotidien et les relations entre peintres et musiciens.

 

 

 

 


Manguin, la volupté de la couleur
14 juillet – 5 novembre 2017

 

autreHENRI MANGUIN
L’amandier en fleurs
(détail) 1907.
Suisse, Collection particulière
© Tous droits réservés / Photo : Jacques Bétant © ADAGP Paris 2017

 

Les œuvres d’Henri Manguin expriment un bonheur de vivre et une sensualité qui lui valent d’être surnommé “le peintre voluptueux” par Apollinaire. Par ses harmonies chromatiques, cet ami d’Henri Matisse accompagne – et parfois précède – les audaces des peintres fauves avec lesquels il expose au Salon d’Automne de 1905..

 

 

 


EXHIBITIONS 2016

Tariffs and access : HERE

Caillebotte, Painter and Gardener
March 25 to July 03, 2016

 

caillebotte4-givernyGustave Caillebotte
Orchidées, 1893
Vers 1876. Paris musée d’Orsay.
Collection particulière
© Paris, Comité Caillebotte

 

Known for a long time as a wealthy amateur painter, collector and patron of his friends, today Gustave Caillebotte is seen as an important member of the impressionist group. Famous for his paintings inspired by the Paris of Baron Haussmann, Caillebotte also painted many garden scenes in his work.

Caillebotte painted his first studies directly from nature in his family’s property at Yerres. Later on, he acquired a property in Petit Gennevilliers, where he laid out a sumptuous garden and built a greenhouse. Like his friend Claude Monet, with whom he shared a passion for horticulture, he focused on depictions of the natural world.

At the musée des impressionnismes Giverny, about a hundred artworks in the form of paintings and drawings are brought together to reveal this aspect of his art. Exhibition organized in collaboration with the Museo Thyssen-Bornemisza, Madrid.

 

 


Sorolla and the Paris Years
July 14 to November 6, 2016

 

Sorolla-giverny-2016-AJoaquín Sorolla
Instantané. Biarritz (détail), 1906
Madrid, Museo Sorolla, 776
© Madrid, Museo Sorolla

 

In 1906, Spanish painter Joaquín Sorolla exhibited for the first time at the galerie Georges Petit in Paris, one of the main impressionist galleries. The exhibition was a resounding success and helped establish Sorolla’s international reputation. His masterful rendering of light effects led critics to view Sorolla as an impressionist painter.

The exhibition “Sorolla and the Paris Years” demonstrates how he created a surprising, innovatory style in late 19th-century Paris. The musée des impressionnismes Giverny brings together around 100 paintings, including 50 oil sketches featuring landscapes, portraits and beach scenes, subjects for which he became famous.

Exhibition organized in collaboration with the Kunsthalle der-Hypo Kulturstiftung in Munich and the Museo Sorolla in Madrid.

 

EXHIBITIONS 2015

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Degas, impressionist artist ?
March 27th – July 19th 2015

 

DEGAS-site-2015Edger Degas
Ballet dit aussi l’Étoile (détail)
Vers 1876. Paris musée d’Orsay.
© Paris musée d’Orsay / Photo : P Schmidt

 

Edgar Degas was one of the most important figures of the impressionist movement.However, he maintained a complex relationship with the other artists of the group as well as with the painting of outdoors, a characteristic of the impressionists.He concentrated his painting with more personal patterns, like the moving body of the dancers, giving a special attention to floodlighting.
The exhibition combines 70 works (paintings, pastels, drawings and sculptures) and centers around four main lines : the classical training of the artist,the impressionist exhibitions, the motive of the landscape, and his relationship with the impressionists after 1890.
Degas is certainly an impressionist, but above all forward-thinking.

 

 

AADEGAS : THE PAINTING BETWEEN THE INSTANT AND THE MOVEMENT

Degas shared his social background with Manet, achieved his training and built his artistic experience in loneliness. He met Ingres at the school of the fine arts with whom he learnt how to draw lines according to nature and of memory .
Towards the year 1860, he visited his family in Naples and Florence, met a group of young colleagues of the Médicis Villa of Rome. The Belleli’s family dates from this period, a painting clearly inspired from his famous predecessors of the Renaissance.Degas studied and copied it for a long time.More than a portrait, it is an indoor scene where the protagonists are close by their attitudes and their glances, studied with attention. In 1860, after this stay, he met, through Manet and the critic Duranty, some impressionist painters and spent a lot of time in the café Guerbois.He took an active part in the exhibitions while being maintained away from the movement.Realistic, by vocation, endowed with a sharp spirit, Degas turned towards the lifestyle, social customs.He showed a great sensitivity fixing on the canvas some moments of the contemporary life with a remarkable ability expressing the psychology of the characters. Degas is characterized by the audacity of his framing and compositions in a high angle shots and low-angle shots .This gives a singular distortion of perspectives, and partly inspired by the Japanese prints and photography.His linear rhythms expresses an immediacy and a truth out of any conventions : race tracks, crowded cafés with a cabaret, dancers, milliners.Above all Degas favored dancers, getting undressed, warming up.He wished to fix a moment like a photograph.The unfinished framing gave to the observer the dynamism of the life without being isolated in the limit of the painting.

 

BBIn ” Chevaux de course devants les tribunes “, the rider, at the centre of the painting, penetrates the scene with energy, mounted on his horse which he can hardly bring under control, and draws a diagonal line (from the bottom right-hand corner), with the entangled legs of the horse. He reaches the centre of the painting, at the flight point, towards which the barrier separating the public from the race track converges. From 1870 to 1880, Degas focused on temporary life, on movement, in scenes of dancing. They are achieved with oil paint or pastel. The first painting ” the dancing class ” shows some dancers around an old ballet master, Jules Perrot.Like a photograph, the painting captures a fleeting moment. The framing, pointed out by the floorboards is influenced by the blooming (?) photograph of the beginning. Degas paints them with light touches of paint. The result is perfect on the tutus. His other favourite theme is female nudity. Without any sensuality he sets intimate and everyday gestures like the daily wash. His eye is an intrusive lens, it interferes with the intimacy of the private space. Degas is mainly interested in the act and in colour rendering. With the pastel he can obtain some very dissolved and fuzzy surfaces.

DDDDEGAS : PASTEL AND SCLULPTURE
Degas experimented various artistic ways, he also devoted himself to oil painting, pastel, sculpture and engraving. His last production shows a series of monotypes of valleys and meadows, inspired by landscapes observed during a trip to Burgundy. The naked female having a wash and the dancers prevail in his sculptures, like the famous ” Petite Danseuse “of 14 years old, which caused a certain unrest. The wax model, shown at the impressionists’ exhibition of 1881, struck his contemporaries by the voluntary quest for ugliness. Indeed, in his female models, ironers (women ironing?) or dancers, Degas does not seek an ideal of grace or beauty, but the complexity of the human expressions and the variety of funny faces. He is completely in line with the anthropology studies conducted during that period . The contemporary critics and commentators had already noted how the aspects and the features of the faces of the many dancers illustrated by Degas were deteriorated and deformed, enough to describe them as cattle or simian. ” La Petite danseuse ” of 14 years old is thus called a female monkey and compared to an Aztec sculpture, which would rather have its place in a zoological museum than in a museum of art. Indeed Degas was influenced, like many of his contemporaries, by the fashionable theories which compared the human aspect to the animal aspect, and by the extraordinary ethnographic exhibitions of this period. Totally in line with a desire for aesthetics, Degas inserted surprising technical innovations in the sculpture : he preferred the composite material association : wax for the face ( instead of the marble-like finish), satin for the ribbon and tulle for the tutu. He opened the way with the mixtures of materials tested by the avant-garde. Degas used the pastel, with permanent variations, In 1946, in his History of impressionism the critic John Rewald wrote : “His pastels become fireworks with thousand colors, where each detail takes the form of a glittering material. ” Starting from the years 1880s, perhaps because of his declining eyesight, Degas refined his reflexion on the light and the chromatic sensitivity. The color prevails on the sharp contours and the profiles, until dissolving the forms. From 1890 until his death, Degas worked on the same topics, he was doing new research with deeper work on light, always with a free technique, in the form and the colours.

CCCANALYSIS OF THE PAINTING : L’ABSYNTHE (Edgar DEGAS, 1876, musée d’Orsay, Paris)

SUBJECT
Degas decided to give an artistic impact to a scene in reference to alcoholism, in the Paris of the second half of the XIXe century.
He recreated with talent, a similar situation to those described in literary works of his contemporaries : Zola, Flaubert or the Goncourt brothers.
The artist chose ” La Nouvelle-Athenes “, a café of the Pigalle square, where the impressionists used to meet up in the evening.

Seated at the marble table,he painted two friends in the painful scenario and afflicting incommunicability : the actress Ellen Andrée played the poor child drowning her sorrows in alcohol, with, by her side, the artist engraver Marcellin Desboutin, an uncultured man, with bloodshot eyes (side effects of alcoholism and addiction to drugs). They are two witnesses of the bohemian life at that time.

COMPOSITION
The scene takes place in a Parisian bar, furnished with wooden benches, mirrors on the walls and bistro tables in a Liberty style.

The 2 customers are in the foreground. The man smokes a pipe, his elbows on the table. He looks thoughtful and pays attention to what is occurring in the bar.

However the eyes of his friend, are lost in thought.

The basic line, without any gradation of colors, plays a part in their expressionless suffering.

The oblique lines of the marble white tables, pioneering the theatre framing of Degas’ famous stage curtains, invite the observer to penetrate inside the painting as if he were sitting opposite two “absent” characters.

© Collection Le Figaro – Translated by Sandrine CHIFMAN


Photographier les jardins de Claude Monet. Cinq regards contemporains.
July 31 – November 1st 2015


 

EXHIBITIONS 2014

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American Impressionism: A New Vision
March 28th – June 29th 2014

Image-13John Singer Sargent
Lady Agnew de Lochnaw (1865-1932), 1892 (détail)
Édimbourg, Scottish National Gallery, NG 1656
© National Galleries of Scotland / Photo : A. Reeve

Many American artists started adopting new impressionist techniques between 1880 and 1900. They then went on to develop their own impressionist visions. This exhibition includes 80 representative impressionist paintings by Cassatt, Chase, Hassam, Robinson, Sargent and Whistler among others. Exhibition organized by the musée des impressionnismes Giverny and the Terra Foundation for American Art in collaboration with the National Galleries of Scotland and the Museo Thyssen-Bornemisza. With the generous support of the Terra Foundation for American Art.

L’exposition rassemble plus de 60 tableaux peints en Europe et aux États-Unis entre les années 1880 et 1900. Elle débute avec des œuvres majeures peintes par les grandes figures d’expatriés que sont Mary Cassatt, John Singer Sargent et James A.M. Whistler. Il s’agit de mettre en évidence le rôle que ces Américains ont joué dans l’exploration des harmonies de couleurs claires et des compositions inédites élaborées au contact des impressionnistes français, tels Claude Monet et Edgar Degas. Parfois, l’assimilation des nouvelles techniques est plus progressive, comme le montrent Theodore Robinson et Childe Hassam à travers leurs vues de la campagne (Giverny) et des grandes villes (Paris, Boston, Chicago). Enfin, l’exposition présentera un ensemble d’artistes qui, à l’image de William Merritt Chase, ont su séduire le marché américain en adaptant les idées impressionnistes aux sujets américains : des rivages rugueux de la côte atlantique aux jardins publics new-yorkais, en passant par l’image de la femme américaine. De cette apparente diversité se dégage un courant impressionniste américain distinct, dont l’originalité pourrait se résumer ainsi : une nouvelle lumière pour un nouveau public.

Cette exposition est organisée par le musée des impressionnismes Giverny et la Terra Foundation for American Art, en collaboration avec la National Galleries of Scotland et le Museo Thyssen-Bornemisza. Avec le soutien généreux de la Terra Foundation for American Art.


Image-18Brussels, An Impressionist Capital
July 11th – November 2nd 2014

Emile Claus
La Levée des nasses, 1893 (détail)
© Bruxelles, musée d’Ixelles

Brussels was one of the first European cities to exhibit Impressionist and Neo-Impressionist art. Early paintings by Belgian artists such as Ensor or Van Rysselberghe tended to focus on Realism and accurate renderings of light and colour, but over the years they developed and imposed their own styles. Exposition organisée en collaboration avec le Musée d’Ixelles, Bruxelles Exhibition organized in collaboration with the Musée d’Ixelles, Brussels.

Terreau fertile de modernité, plaque tournante des avant-gardes européennes, la Belgique s’est distinguée avec éclat pour son effervescence culturelle au tournant des XIX et XX siècles. Tout en s’imprégnant des courants novateurs développés dans les principaux foyers artistiques européens – réalisme, naturalisme, impressionnisme, néo-impressionnisme, symbolisme –, les artistes belges ont livré une production artistique singulière occupant, aujourd’hui encore, une place de choix dans l’histoire de l’art à l’échelle internationale. L’exposition invite à découvrir cette période de foisonnement intense, animée notamment à Bruxelles par les cercles d’avant-garde des XIX et XX siècles et de la Libre Esthétique, et révèle les grandes mouvances de l’art belge : du réalisme au post-impressionnisme au gré d’un cheminement pictural dévoilant sa propension particulière à sublimer le réel et la lumière.

Cette exposition est organisée en collaboration avec le Musée d’Ixelles, Bruxelles.


Image-20ALL ALONG THE SEASON
March 28th – November 2nd 2014

Maurice Denis
Soleil blanc sur les blés, vers 1914
Huile sur toile, 29 × 34cm
Giverny, musée des impressionnismes, don de Claire Denis,
MDIG D 2012.6
© Giverny, musée des impressionnismes
photo : Thierry Leroy

This exhibition shows the impact Claude Monet had on his contemporaries and future generations. It highlights the influence of his work both in France and throughout the world, from Sisley to the community of American artists in Giverny and from Maurice Denis to Japanese painter Hiramatsu Reiji.

Le musée des impressionnismes présente, en marge de ses expositions, un accrochage centré autour de quelques tableaux de Claude Monet. L’esquisse de la collection du musée, associée à de généreux prêts d’œuvres, permet de mieux comprendre l’histoire de l’impressionnisme et du postimpressionnisme, et de montrer quels en ont été les développements en France et dans le monde. Sans oublier que ces mouvements artistiques, nés au cours d’une des périodes les plus riches de l’histoire de l’art français, restent une source d’inspiration pour de nombreux artistes aujourd’hui. Dans cette salle « Autour de Monet », les œuvres présentées pourront évoluer chaque année selon les prêts, mais le thème de l’accrochage restera inchangé. Ainsi, à chaque saison, les visiteurs auront le plaisir d’admirer, en plus de nos expositions temporaires, des œuvres sur ce thème impressionniste.


L’Impressionnisme et les Américains

Pour son cinquième anniversaire, le musée des impressionnismes Giverny, fidèle à ses missions, continue à dévoiler l’influence de l’impressionnisme à travers le monde. Pour le début de sa saison 2014, il s’associe à la Terra Foundation for American Art pour une exposition consacrée à l’art américain entre 1880 et 1900. Conçue en collaboration avec les National Galleries of Scotland (Édimbourg) et le Museo Thyssen-Bornemisza (Madrid), L’Impressionnisme et les Américains propose une exploration inédite de la pratique de l’impressionnisme chez les peintres américains des deux côtés de l’Atlantique. Du 28 mars au 29 juin 2014, à Giverny, pas moins de quatre-vingts oeuvres illustrent cette initiative originale. Parmi les peintures majeures des expatriés, certaines de Mary Cassatt, John Singer Sargent et James McNeill Whistler témoignent du rôle des artistes américains dans l’histoire de l’impressionnisme, tandis que d’autres exécutées à Giverny ou à Paris par Theodore Robinson et Childe Hassam révèlent une assimilation plus progressive des nouvelles techniques. Soigneusement sélectionnés, des tableaux de Claude Monet, Camille Pissarro et Edgar Degas attestent quant à eux
de moments d’échanges particuliers avec leurs homologues américains. L’exposition englobe également l’arrivée d mouvement outre-Atlantique : les oeuvres de William Meritt Chase, Edmund Tarbell, John Henry Twachtman et Frank Benson en offrent une vision originale à un nouveau public. Dès 1879, cinq ans seulement après la première exposition du groupe des impressionnistes, Cassatt expose avec ses représentants ; Sargent travaillent également à leurs côtés. Tous deux contribuent alors à définir les tendances de l’avantgarde. En revanche, des artistes américains plus jeunes découvrent l’impressionnisme à travers les toiles qu’ils peuvent admirer à Paris et, un peu plus tard, à Boston et à New York. Ce n’est qu’après 1890 que les peintres basés aux États-Unis commencent à appliquer les idées impressionnistes pour représenter des sujets clairement américains. Ils s’approprient certains aspects de l’impressionnisme – couleurs vives, touche fragmentée, sujets modernes – et en inventent d’autres en adaptant leurs styles respectifs au public des États-Unis. Cassatt, Sargent et Whistler, mais aussi d’autres artistes moins connus du public européen, comme William Merritt Chase, Childe Hassam, Edmund Tarbell ou John Henry Twachtman, ont passé de nombreuses années à enrichir leur travail, à l’occasion de voyages. Cosmopolites,
ils cherchaient l’inspiration et la reconnaissance aussi bien dans leur pays natal qu’à l’étranger.

Trois étapes en Europe

  • Musée des impressionnismes Giverny « L’Impressionnisme et les Américains » du 28 mars au 29 juin 2014
  • National Galleries of Scotland « American Impressionism: A New Vision, 1880-1900 » du 19 juillet au 19 octobre 2014
  • Museo Thyssen-Bornemisza « Impresionismo Americano » du 4 novembre 2014 au 1er février 2015

Cette exposition est organisée par le musée des impressionnismes Giverny et la Terra Foundation for American Art, en collaboration avec les National Galleries of Scotland et le Museo Thyssen-Bornemisza. Avec le soutien généreux de la Terra Foundation for American Art.

Sous le patronage de Madame Aurélie Filippetti, ministre de la Culture et de la Communication, et de l’Ambassade des États-Unis d’Amérique.

La Caisse d’Épargne Normandie est mécène de l’exposition.


En Europe
(1880-1890)

« Miss Mary Cassatt, elle, n’est pas allée à la mode, au genre applaudi, au succès, puisqu’elle est allée aux impressionnistes décriés. Une similitude de vision fut la cause de ce choix, et cette vision s’est agrandie, s’est faite de plus en plus attentive, la femme volontaire a vraiment appris à peindre. » Gustave Geffroy, La Vie Artistique, 3e série, Paris, Dentu, 1894, p. 277-278

Mary Cassatt et John Singer Sargent :
un impressionnisme cosmopolite

Seule artiste américaine à avoir exposé à Paris avec les impressionnistes, Mary Cassatt occupe une place de choix dans l’exposition. En 1886, Jeune fille à la fenêtre et Enfants sur la plage font partie des oeuvres présentées lors de la dernière exposition du groupe. Cassatt est l’amie d’Edgar Degas et de Camille Pissarro, à qui elle a acheté Femme au fichu vert. Loin de se contenter de collectionner des tableaux pour son propre compte, elle joue un grand rôle dans la promotion de l’impressionnisme français auprès des collectionneurs américains. John Singer Sargent est la deuxième figure majeure de l’exposition. Expatrié lui aussi, il expérimente les techniques impressionnistes pendant les années qu’il passe en France et en Grande-Bretagne. Malgré leur facture audacieuse et leurs sujets urbains modernes, Le Jardin du Luxembourg au crépuscule et Une jeune mendiante parisienne sont encore à la marge de l’impressionnisme : ce n’est que plusieurs années plus tard que l’artiste éclaircit sa palette et opte pour des compositions plus spontanées, peintes en plein air. Cette évolution découle de son amitié avec Claude Monet, dont il fait le portrait lors d’une visite à Giverny en 1885 : Claude Monet peignant à l’orée d’un bois (1885) représente le maître français travaillant à une toile qui a été identifiée – il s’agit de Prairie aux meules de foin près de Giverny, l’un des premiers tableaux de la série des Meules.

Giverny et Paris

En 1887, un groupe de jeunes peintres venus des États-Unis et du Canada s’installe à Giverny. Inspiré par Monet et par la lumière changeante de ce village de Normandie, Theodore Robinson, pour les paysages qu’il peint en plein air, adopte peu à peu la touche spontanée et la palette de couleurs vives propres aux impressionnistes. Ami de Monet, il voit souvent des tableaux du maître dans sa maison de Giverny. Au cours de ses années givernoises qu’il passe dans le même village, entre 1887 et 1891, John Leslie Breck apprend également au contact de Monet. Dans sa série d’esquisses de meules de foin directement inspirées de celles du peintre français, il s’exerce à saisir les fluctuations de la lumière. Quant à Childe Hassam, il découvre l’impressionnisme lors du séjour qu’il fait à Paris entre 1886 et 1889. C’est avec des tableaux comme Le Jour du Grand Prix, peint pour le Salon de 1888, qu’il commence à expérimenter des couleurs plus vives et des sujets plus modernes.


Aux États-Unis
(1890-1900)

« …il est intéressant d’observer à quel point l’impressionnisme est perceptible, à Paris, à Londres et à New York, parmi les jeunes artistes et comme tout miroite d’un éclat prismatique – dans les ciels et les mers d’opale, dans les paysages chatoyants où apparaissent d’étranges moissons délicatement colorées, et dans les portraits encore plus singuliers… »

W.H.W., What is Impressionism ?, Art Amateur 27, novembre 1892, p. 140.

Le retour aux États-Unis :
la recherche de sujetsaméricains

Au début des années 1890, les couleurs prismatiques, la touche fragmentée et les ombres mauves s’imposent dans les expositions organisées à New York, Philadelphie et Boston, et les critiques américains entreprennent d’expliquer le nouveau style. Les artistes rentrés aux États-Unis après avoir étudié en Europe pendant des années cherchent à adapter l’impressionnisme à leur nouveau public en choisissant des sujets de leur pays natal, surtout parmi ceux qui leur sont familiers. En 1887-1888, William Merritt Chase abandonne sa palette sombre pour créer une série de scènes de jardins publics aux couleurs vives. Dans les années 1890, pendant les étés qu’il passe sur la côte de Long Island, il poursuit dans cette voie en travaillant en plein air : ses tableaux lumineux représentent des femmes et des enfants occupés à leurs loisirs. Childe Hassam, Theodore Robinson et Dennis Miller Bunker, peignent quant à eux New York, les villages de Nouvelle- Angleterre et la côte du Maine avec des couleurs éclatantes et une facture libre. Comme les impressionnistes français, ils s’intéressent surtout à traduire la fugacité.

Robes blanches sous le soleil d’été

À la fin du xixe siècle, pendant le Gilded Age (l’âge d’or américain), les femmes et les enfants sont souvent vêtus de blanc en signe de pureté et d’innocence. Le blanc lumineux attire notamment Cecilia Beaux et John Singer Sargent. Ces grands pans de tissu sont alors un objet d’exploration artistique. Edmund Tarbell et Frank Benson accentuent la luminosité des robes blanches en faisant poser leurs modèles sous un éclatant soleil d’été. Lorsque Tarbell présente Au verger à l’Exposition universelle de 1893, organisée à Chicago, sa toile est applaudie pour l’« américanité » qui y est perçue. Quant aux femmes et aux jeunes filles rayonnantes de santé peintes en plein air par Benson, elles incarnent un nouvel idéal, celui de la femme du XXe siècle.

Un impressionnisme « whistlérien »

Même s’il passe la plus grande partie de sa vie en Europe – comme Sargent – James McNeill Whistler conserve la citoyenneté américaine. Avec ses tableaux insolites et éthérés, qui portent des titres comme Harmonies ou Nocturnes, il crée un style nouveau. À la fin des années 1860 et au début des années 1870, alors qu’il travaille à Londres, il peint des nocturnes monochromes d’une facture extrêmement lisse et mince. Bien qu’antérieurs à l’impressionnisme, des tableaux comme Nocturne en bleu et argent – Chelsea (1871) ont influencé d’innombrables peintres britanniques, français et américains. En 1886, lorsque John Henry Twachtman s’installe à la campagne, dans le Connecticut, il puise l’inspiration chez Whistler et dans les paysages de neige des impressionnistes. Il développe ainsi son propre style : la blancheur de la neige lui permet d’associer la perception à l’émotion et de produire des toiles mystiques qui sont autant de reflets de sa vie intérieure.

États-Unis

  • Atlanta, Georgia, High Museum of Art
  • Boston, Massachussetts, Museum of Fine Arts
  • Brooklyn, New York, Brooklyn Museum
  • Chicago, Illinois, Terra Foundation for American Art
  • Hartford, Connecticut, Wadsworth Atheneum Museum of Art
  • Indianapolis, Indiana, Indianapolis Museum of Art
  • Milwaukee, Wisconsin, Milwaukee Art Museum
  • Minneapolis, Minnesota, Minneapolis Institute of Arts
  • New Britain, Connecticut, New Britain Museum of American Art
  • New York, New York, The Metropolitan Museum of Art
  • Northampton, Massachusetts, Smith College Museum of Art
  • Philadelphia, Pennsylvania, Philadelphia Museum of Art
  • Philadelphia, Pennsylvania, Pennsylvania Academy of the Fine Arts
  • Providence, Museum of Art, Rhode Island School of Design
  • Rochester, New York, Memorial Art Gallery, University of Rochester
  • Toledo, Ohio, Toledo Museum of Art
  • Tulsa, Oklahoma, Gilcrease Museum
  • Washington, Corcoran Gallery of Art
  • Washington, House Collection Dumbarton Oaks
  • Washington, National Gallery of Art
  • Washington, Smithsonian American Art Museum
  • Water Mill, New York, Parrish Art Museum
  • Waterville, Maine, Colby College Museum of Art

EUROPE

Espagne

  • Bilbao, Museo de Bellas Artes
  • Madrid, Museo Thyssen-Bornemisza
  • Madrid, Collection Carmen Thyssen-Bornemisza

France

  • Montpellier, musée Fabre
  • Paris, musée d’Orsay
  • Paris, Petit Palais, musée des Beaux Arts de la ville de Paris

Royaume-Uni

  • Édimbourg, National Galleries of Scotland
  • Londres, Tate

SAISON 2013

Hiramatsu, le bassin aux nymphéas. Hommage à Monet. Du 13 juillet au 31 octobre 2013 L’art japonais n’a pas été sans influencer Claude Monet comme l’atteste sa collection d’estampes japonaises que l’on peut aujourd’hui admirer dans sa maison à Giverny. L’exposition « Hiramatsu, le bassin aux nymphéas. Hommage à Monet » montrera que, tout comme les estampes japonaises furent pour les impressionnistes une façon d’introduire une nouvelle philosophie de l’espace et de la lumière, les toiles de Monet représentent une source d’inspiration créatrice pour Hiramatsu Reiji.
Hiramatsu Reiji
Dessin de nénuphars et Jeu
© Hiramatsu Reiji. Collection particulière

Ce peintre japonais, né à Tokyo en 1941, visite Paris pour la première fois en 1994 et découvre les Nymphéas à l’Orangerie. Il se plait alors à marcher sur les traces du maître français dont il visite le jardin à Giverny. Plus de vingt tableaux et paravents peints selon la technique traditionnelle du nihonga, alliant tradition et modernité, seront réunis. Ces oeuvres seront associées à des oeuvres de Claude Monet, et à une sélection d’estampes japonaises, de Hokusai à Hiroshige.
Hiramatsu Reiji
Reflet de nuage doré
© Hiramatsu Reiji. Collection particulière.
Conférence « Le retour du japonisme au pays »
Le samedi 20 juillet à 15h30 par Hiramatsu Reiji, artiste-peintre. Conférence organisée par la Maison de la culture du Japon et l’Ambassade du Japon en France.
Le peintre de Nihonga, Hiramatsu Reiji, évoquera l’intérêt des artistes occidentaux pour l’art japonais

Giverny musée des impressionnismes 2013. Signac, les couleurs de l’eau. Du 29 mars au 2 juillet 2013. Dans le cadre de la seconde édition du festival Normandie Impressionniste consacrée au thème de l’eau, le musée des impressionnismes Giverny organise une exposition « Signac, les couleurs de l’eau ». Comme Claude Monet, Paul Signac a trouvé une source d’inspiration constante dans l’évocation de l’eau et de ses couleurs. Depuis les premières marines peintes sur le littoral normand avec une vigueur et une liberté impressionnistes jusqu’aux amples architectures portuaires aux couleurs vives d’après-guerre, la description de l’eau et du ciel offrirent à Signac un inépuisable prétexte à multiplier les variations chromatiques.
Paul Signac (1863-1935)
Voiles et pins, 1896
© Collection particulière

L’exposition comptera cent vingt oeuvres environ, peintures, aquarelles et dessins. Elle sera complétée par une riche section documentaire (photographies, publications et correspondances) présentée avec le concours des Archives Signac.
Paul Signac (1863-1935)
Les Andelys, la berge, 1886
Paris, musée d’Orsay. © Musée d’Orsay / Hervé Lewandowski