Giverny | Musée des impressionnismes | Les expositions

Publié dans Musée des impressionnismes Giverny

Giverny | Musée des impressionnismes | Les expositions
M.D.I.G.
99 rue Claude Monet
27620 Giverny
Tél : 00 33 (0)2 32 51 94 65
Fax : 00 33 (0)2 32 51 94 67
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SAISON 2015

Tarifs et accès : ICI

Degas, un peintre impressionniste ?
27 mars – 19 juillet 2015

 

DEGAS-site-2015Edger Degas
Ballet dit aussi l’Étoile (détail)
Vers 1876. Paris musée d’Orsay.
© Paris musée d’Orsay / Photo : P Schmidt

 

Edgar Degas fut l’une des principales figures du mouvement impressionniste et cependant, il entretient une relation complexe avec les autres artistes du groupe, ainsi qu’avec la peinture de plein air, pourtant caractéristique de l’impressionnisme. Il se distingua en se concentrant sur des motifs plus personnels, comme le corps en mouvement des danseuses, et en apportant une attention particulière aux éclairages artificiels.
L’exposition réunit 70 œuvres(peintures, pastels, dessins et sculptures)et s’articule autour de quatre grands axes : la formation classique de l’artiste, les expositions impressionnistes, la question du paysage, et ses relations avec les impressionnistes après 1890.
Degas impressionnistes certes, mais surtout avant-gardiste.

 

 


Photographier les jardins de Claude Monet. Cinq regards contemporains.
31 juillet – 1er novembre 2015

 


SAISON 2014

Tarifs et accès : ICI

L’Impressionnisme et les Américains
28 mars – 29 juin 2014

 

Image-13John Singer Sargent
Lady Agnew de Lochnaw (1865-1932), 1892 (détail)
Édimbourg, Scottish National Gallery, NG 1656
© National Galleries of Scotland / Photo : A. Reeve

 

L’exposition rassemble plus de 60 tableaux peints en Europe et aux États-Unis entre les années 1880 et 1900. Elle débute avec des œuvres majeures peintes par les grandes figures d’expatriés que sont Mary Cassatt, John Singer Sargent et James A.M. Whistler. Il s’agit de mettre en évidence le rôle que ces Américains ont joué dans l’exploration des harmonies de couleurs claires et des compositions inédites élaborées au contact des impressionnistes français, tels Claude Monet et Edgar Degas. Parfois, l’assimilation des nouvelles techniques est plus progressive, comme le montrent Theodore Robinson et Childe Hassam à travers leurs vues de la campagne (Giverny) et des grandes villes (Paris, Boston, Chicago). Enfin, l’exposition présentera un ensemble d’artistes qui, à l’image de William Merritt Chase, ont su séduire le marché américain en adaptant les idées impressionnistes aux sujets américains : des rivages rugueux de la côte atlantique aux jardins publics new-yorkais, en passant par l’image de la femme américaine. De cette apparente diversité se dégage un courant impressionniste américain distinct, dont l’originalité pourrait se résumer ainsi : une nouvelle lumière pour un nouveau public.

Cette exposition est organisée par le musée des impressionnismes Giverny et la Terra Foundation for American Art, en collaboration avec la National Galleries of Scotland et le Museo Thyssen-Bornemisza. Avec le soutien généreux de la Terra Foundation for American Art.


Image-18Bruxelles, une capitale impressionniste
11 juillet – 2 novembre 2014

Emile Claus
La Levée des nasses, 1893 (détail)
© Bruxelles, musée d’Ixelles

 

Terreau fertile de modernité, plaque tournante des avant-gardes européennes, la Belgique s’est distinguée avec éclat pour son effervescence culturelle au tournant des XIX  et XX  siècles. Tout en s’imprégnant des courants novateurs développés dans les principaux foyers artistiques européens – réalisme, naturalisme, impressionnisme, néo-impressionnisme, symbolisme –, les artistes belges ont livré une production artistique singulière occupant, aujourd’hui encore, une place de choix dans l’histoire de l’art à l’échelle internationale. L’exposition invite à découvrir cette période de foisonnement intense, animée notamment à Bruxelles par les cercles d’avant-garde des XIX et XX siècles et de la Libre Esthétique, et révèle les grandes mouvances de l’art belge : du réalisme au post-impressionnisme au gré d’un cheminement pictural dévoilant sa propension particulière à sublimer le réel et la lumière.

Cette exposition est organisée en collaboration avec le Musée d’Ixelles, Bruxelles.


Image-20Autour de Claude Monet
28 mars – 2 novembre 2014

Maurice Denis
Soleil blanc sur les blés, vers 1914
Huile sur toile, 29 × 34cm
Giverny, musée des impressionnismes, don de Claire Denis,
MDIG D 2012.6
© Giverny, musée des impressionnismes
photo : Thierry Leroy

 

Le musée des impressionnismes présente, en marge de ses expositions, un accrochage centré autour de quelques tableaux de Claude Monet. L’esquisse de la collection du musée, associée à de généreux prêts d’œuvres, permet de mieux comprendre l’histoire de l’impressionnisme et du postimpressionnisme, et de montrer quels en ont été les développements en France et dans le monde. Sans oublier que ces mouvements artistiques, nés au cours d’une des périodes les plus riches de l’histoire de l’art français, restent une source d’inspiration pour de nombreux artistes aujourd’hui. Dans cette salle « Autour de Monet », les œuvres présentées pourront évoluer chaque année selon les prêts, mais le thème de l’accrochage restera inchangé. Ainsi, à chaque saison, les visiteurs auront le plaisir d’admirer, en plus de nos expositions temporaires, des œuvres sur ce thème impressionniste.

 


L’Impressionnisme et les Américains

Pour son cinquième anniversaire, le musée des impressionnismes Giverny, fidèle à ses missions, continue à dévoiler l’influence de l’impressionnisme à travers le monde. Pour le début de sa saison 2014, il s’associe à la Terra Foundation for American Art pour une exposition consacrée à l’art américain entre 1880 et 1900. Conçue en collaboration avec les National Galleries of Scotland (Édimbourg) et le Museo Thyssen-Bornemisza (Madrid), L’Impressionnisme et les Américains propose une exploration inédite de la pratique de l’impressionnisme chez les peintres américains des deux côtés de l’Atlantique. Du 28 mars au 29 juin 2014, à Giverny, pas moins de quatre-vingts oeuvres illustrent cette initiative originale. Parmi les peintures majeures des expatriés, certaines de Mary Cassatt, John Singer Sargent et James McNeill Whistler témoignent du rôle des artistes américains dans l’histoire de l’impressionnisme, tandis que d’autres exécutées à Giverny ou à Paris par Theodore Robinson et Childe Hassam révèlent une assimilation plus progressive des nouvelles techniques. Soigneusement sélectionnés, des tableaux de Claude Monet, Camille Pissarro et Edgar Degas attestent quant à eux
de moments d’échanges particuliers avec leurs homologues américains. L’exposition englobe également l’arrivée d mouvement outre-Atlantique : les oeuvres de William Meritt Chase, Edmund Tarbell, John Henry Twachtman et Frank Benson en offrent une vision originale à un nouveau public. Dès 1879, cinq ans seulement après la première exposition du groupe des impressionnistes, Cassatt expose avec ses représentants ; Sargent travaillent également à leurs côtés. Tous deux contribuent alors à définir les tendances de l’avantgarde. En revanche, des artistes américains plus jeunes découvrent l’impressionnisme à travers les toiles qu’ils peuvent admirer à Paris et, un peu plus tard, à Boston et à New York. Ce n’est qu’après 1890 que les peintres basés aux États-Unis commencent à appliquer les idées impressionnistes pour représenter des sujets clairement américains. Ils s’approprient certains aspects de l’impressionnisme – couleurs vives, touche fragmentée, sujets modernes – et en inventent d’autres en adaptant leurs styles respectifs au public des États-Unis. Cassatt, Sargent et Whistler, mais aussi d’autres artistes moins connus du public européen, comme William Merritt Chase, Childe Hassam, Edmund Tarbell ou John Henry Twachtman, ont passé de nombreuses années à enrichir leur travail, à l’occasion de voyages. Cosmopolites,
ils cherchaient l’inspiration et la reconnaissance aussi bien dans leur pays natal qu’à l’étranger.

Trois étapes en Europe

  • Musée des impressionnismes Giverny « L’Impressionnisme et les Américains » du 28 mars au 29 juin 2014
  • National Galleries of Scotland « American Impressionism: A New Vision, 1880-1900 » du 19 juillet au 19 octobre 2014
  • Museo Thyssen-Bornemisza « Impresionismo Americano » du 4 novembre 2014 au 1er février 2015

Cette exposition est organisée par le musée des impressionnismes Giverny et la Terra Foundation for American Art, en collaboration avec les National Galleries of Scotland et le Museo Thyssen-Bornemisza. Avec le soutien généreux de la Terra Foundation for American Art.

Sous le patronage de Madame Aurélie Filippetti, ministre de la Culture et de la Communication, et de l’Ambassade des États-Unis d’Amérique.

La Caisse d’Épargne Normandie est mécène de l’exposition.


En Europe
(1880-1890)

« Miss Mary Cassatt, elle, n’est pas allée à la mode, au genre applaudi, au succès, puisqu’elle est allée aux impressionnistes décriés. Une similitude de vision fut la cause de ce choix, et cette vision s’est agrandie, s’est faite de plus en plus attentive, la femme volontaire a vraiment appris à peindre. » Gustave Geffroy, La Vie Artistique, 3e série, Paris, Dentu, 1894, p. 277-278

Mary Cassatt et John Singer Sargent :
un impressionnisme cosmopolite

Seule artiste américaine à avoir exposé à Paris avec les impressionnistes, Mary Cassatt occupe une place de choix dans l’exposition. En 1886, Jeune fille à la fenêtre et Enfants sur la plage font partie des oeuvres présentées lors de la dernière exposition du groupe. Cassatt est l’amie d’Edgar Degas et de Camille Pissarro, à qui elle a acheté Femme au fichu vert. Loin de se contenter de collectionner des tableaux pour son propre compte, elle joue un grand rôle dans la promotion de l’impressionnisme français auprès des collectionneurs américains. John Singer Sargent est la deuxième figure majeure de l’exposition. Expatrié lui aussi, il expérimente les techniques impressionnistes pendant les années qu’il passe en France et en Grande-Bretagne. Malgré leur facture audacieuse et leurs sujets urbains modernes, Le Jardin du Luxembourg au crépuscule et Une jeune mendiante parisienne sont encore à la marge de l’impressionnisme : ce n’est que plusieurs années plus tard que l’artiste éclaircit sa palette et opte pour des compositions plus spontanées, peintes en plein air. Cette évolution découle de son amitié avec Claude Monet, dont il fait le portrait lors d’une visite à Giverny en 1885 : Claude Monet peignant à l’orée d’un bois (1885) représente le maître français travaillant à une toile qui a été identifiée – il s’agit de Prairie aux meules de foin près de Giverny, l’un des premiers tableaux de la série des Meules.

Giverny et Paris

En 1887, un groupe de jeunes peintres venus des États-Unis et du Canada s’installe à Giverny. Inspiré par Monet et par la lumière changeante de ce village de Normandie, Theodore Robinson, pour les paysages qu’il peint en plein air, adopte peu à peu la touche spontanée et la palette de couleurs vives propres aux impressionnistes. Ami de Monet, il voit souvent des tableaux du maître dans sa maison de Giverny. Au cours de ses années givernoises qu’il passe dans le même village, entre 1887 et 1891, John Leslie Breck apprend également au contact de Monet. Dans sa série d’esquisses de meules de foin directement inspirées de celles du peintre français, il s’exerce à saisir les fluctuations de la lumière. Quant à Childe Hassam, il découvre l’impressionnisme lors du séjour qu’il fait à Paris entre 1886 et 1889. C’est avec des tableaux comme Le Jour du Grand Prix, peint pour le Salon de 1888, qu’il commence à expérimenter des couleurs plus vives et des sujets plus modernes.


Aux États-Unis
(1890-1900)

« …il est intéressant d’observer à quel point l’impressionnisme est perceptible, à Paris, à Londres et à New York, parmi les jeunes artistes et comme tout miroite d’un éclat prismatique – dans les ciels et les mers d’opale, dans les paysages chatoyants où apparaissent d’étranges moissons délicatement colorées, et dans les portraits encore plus singuliers… »

W.H.W., What is Impressionism ?, Art Amateur 27, novembre 1892, p. 140.

Le retour aux États-Unis :
la recherche de sujetsaméricains

Au début des années 1890, les couleurs prismatiques, la touche fragmentée et les ombres mauves s’imposent dans les expositions organisées à New York, Philadelphie et Boston, et les critiques américains entreprennent d’expliquer le nouveau style. Les artistes rentrés aux États-Unis après avoir étudié en Europe pendant des années cherchent à adapter l’impressionnisme à leur nouveau public en choisissant des sujets de leur pays natal, surtout parmi ceux qui leur sont familiers. En 1887-1888, William Merritt Chase abandonne sa palette sombre pour créer une série de scènes de jardins publics aux couleurs vives. Dans les années 1890, pendant les étés qu’il passe sur la côte de Long Island, il poursuit dans cette voie en travaillant en plein air : ses tableaux lumineux représentent des femmes et des enfants occupés à leurs loisirs. Childe Hassam, Theodore Robinson et Dennis Miller Bunker, peignent quant à eux New York, les villages de Nouvelle- Angleterre et la côte du Maine avec des couleurs éclatantes et une facture libre. Comme les impressionnistes français, ils s’intéressent surtout à traduire la fugacité.

Robes blanches sous le soleil d’été

À la fin du xixe siècle, pendant le Gilded Age (l’âge d’or américain), les femmes et les enfants sont souvent vêtus de blanc en signe de pureté et d’innocence. Le blanc lumineux attire notamment Cecilia Beaux et John Singer Sargent. Ces grands pans de tissu sont alors un objet d’exploration artistique. Edmund Tarbell et Frank Benson accentuent la luminosité des robes blanches en faisant poser leurs modèles sous un éclatant soleil d’été. Lorsque Tarbell présente Au verger à l’Exposition universelle de 1893, organisée à Chicago, sa toile est applaudie pour l’« américanité » qui y est perçue. Quant aux femmes et aux jeunes filles rayonnantes de santé peintes en plein air par Benson, elles incarnent un nouvel idéal, celui de la femme du XXe siècle.

Un impressionnisme « whistlérien »

Même s’il passe la plus grande partie de sa vie en Europe – comme Sargent – James McNeill Whistler conserve la citoyenneté américaine. Avec ses tableaux insolites et éthérés, qui portent des titres comme Harmonies ou Nocturnes, il crée un style nouveau. À la fin des années 1860 et au début des années 1870, alors qu’il travaille à Londres, il peint des nocturnes monochromes d’une facture extrêmement lisse et mince. Bien qu’antérieurs à l’impressionnisme, des tableaux comme Nocturne en bleu et argent – Chelsea (1871) ont influencé d’innombrables peintres britanniques, français et américains. En 1886, lorsque John Henry Twachtman s’installe à la campagne, dans le Connecticut, il puise l’inspiration chez Whistler et dans les paysages de neige des impressionnistes. Il développe ainsi son propre style : la blancheur de la neige lui permet d’associer la perception à l’émotion et de produire des toiles mystiques qui sont autant de reflets de sa vie intérieure.

États-Unis

  • Atlanta, Georgia, High Museum of Art
  • Boston, Massachussetts, Museum of Fine Arts
  • Brooklyn, New York, Brooklyn Museum
  • Chicago, Illinois, Terra Foundation for American Art
  • Hartford, Connecticut, Wadsworth Atheneum Museum of Art
  • Indianapolis, Indiana, Indianapolis Museum of Art
  • Milwaukee, Wisconsin, Milwaukee Art Museum
  • Minneapolis, Minnesota, Minneapolis Institute of Arts
  • New Britain, Connecticut, New Britain Museum of American Art
  • New York, New York, The Metropolitan Museum of Art
  • Northampton, Massachusetts, Smith College Museum of Art
  • Philadelphia, Pennsylvania, Philadelphia Museum of Art
  • Philadelphia, Pennsylvania, Pennsylvania Academy of the Fine Arts
  • Providence, Museum of Art, Rhode Island School of Design
  • Rochester, New York, Memorial Art Gallery, University of Rochester
  • Toledo, Ohio, Toledo Museum of Art
  • Tulsa, Oklahoma, Gilcrease Museum
  • Washington, Corcoran Gallery of Art
  • Washington, House Collection Dumbarton Oaks
  • Washington, National Gallery of Art
  • Washington, Smithsonian American Art Museum
  • Water Mill, New York, Parrish Art Museum
  • Waterville, Maine, Colby College Museum of Art

EUROPE

Espagne

  • Bilbao, Museo de Bellas Artes
  • Madrid, Museo Thyssen-Bornemisza
  • Madrid, Collection Carmen Thyssen-Bornemisza

France

  • Montpellier, musée Fabre
  • Paris, musée d’Orsay
  • Paris, Petit Palais, musée des Beaux Arts de la ville de Paris

Royaume-Uni

  • Édimbourg, National Galleries of Scotland
  • Londres, Tate

 

L’Impressionnisme et les Américains

 

 Ouvrage co-édité par le musée des impressionnismes Giverny, les National Galleries of Scotland, le Museo Thyssen-Bornemisza, et les Éditions Hazan, en partenariat avec la Terra Foundation for American Art. Le catalogue illustre plus de quatre-vingts tableaux de grands peintres américains, notamment de Mary Cassatt, John Singer Sargent, James McNeill Whistler, Childe Hassam, William Merritt Chase, Edmund Tarbell et John Henry Twachtman. Qu’elles représentent des jardins publics, des paysages ruraux ou des femmes vêtues de blanc, beaucoup de ces oeuvres seront une découverte pour le public européen. Les textes de Richard Brettell, de Frances Fowle et de Katherine Bourguignon situent l’exposition dans son contexte. Dans son introduction provocatrice, Richard Brettell aborde la question de l’identité nationale en s’interrogeant sur les expressions d’« impressionnisme français » et d’« impressionnisme américain ». Frances Fowle propose quant à elle une intéressante étude sur les débuts de l’impressionnisme américain en Europe, analysant la relation des différents artistes américains avec les techniques et les idées impressionnistes entre 1880 et le début des années 1890. Enfin, Katherine Bourguignon s’intéresse plus particulièrement à la situation des États-Unis après 1890 en examinant les diverses solutions trouvées par les peintres américains pour s’approprier l’impressionnisme et l’adapter à des sujets de leur pays natal. Le catalogue est publié en trois langues (française, anglaise et espagnole). Il est édité par Hazan qui assure sa distribution en France ; au Royaume-Uni et aux États-Unis, il est distribué par Yale University Press.

Katherine Bourguignon
est conservatrice à la Terra Foundation for American Art Europe. Titulaire d’un doctorat en histoire de l’art de l’Université de Pennsylvanie, elle est spécialiste de l’art français et de l’art américain de la fin du xixe siècle et du début du xxe siècle. Depuis 2007, elle a organisé des expositions à Giverny, à San Diego et à Tokyo sur la colonie internationale d’artistes de Giverny. Ces dernières années, elle a participé à l’organisation d’expositions consacrées à des artistes américains avec la National Gallery de Londres : George Bellows en 2011 et Frederic Edwin Church en 2013.

Richard Brettell
est professeur et président de la faculté d’esthétique et d’histoire de l’art à l’Université du Texas à Dallas. Spécialiste reconnu de la peinture française au xixe siècle, il a publié de nombreux ouvrages sur l’impressionnisme. En 1999, il a contribué à la création du FRAME (French Regional American Museum Exchange), un réseau de collaboration entre musées américains et français. En 2001, il a organisé une exposition majeure intitulée Impression, Painting Quickly in France (Impressions, peindre dans l’instant : les impressionnistes en France) à la National Gallery de Londres, au Van Gogh Museum d’Amsterdam et au Clark Art Institute de Williamstown (Massachusetts). Ces dernières années, il a collaboré à de nombreux catalogues, notamment dans Pissarro (Museo Thyssen-Bornemisza 2013), Édouard Vuillard, a Painter and his Muses, 1890-1940 (Stephen Brown, Yale 2012) et Chefs-d’oeuvre de la peinture francaise du Sterling and Francine Clark Art Institute : de l’école de Barbizon à l’impressionnisme (Skira Rizzoli, 2011).

Frances Fowle
est conservatrice en chef du département de la peinture française à la Scottish National Galleries (National Galleries of Scotland) et maître de conférences en histoire de l’art à l’Université d’Édimbourg. Titulaire d’un doctorat de l’Université d’Édimbourg, elle est spécialiste de l’impressionnisme français et de la peinture de paysage européenne. Elle a organisé des expositions consacrées à l’impressionnisme et au symbolisme et écrit de nombreux articles scientifiques pour des catalogues d’exposition. Ces dernières années, elle a notamment coécrit Peploe (Yale U.P. 2012), un ouvrage sur Samuel John Peploe, post-impressionniste écossais, Le paysage symboliste en Europe 1880-1910 : de Van Gogh à Kandinsky (Thames & Hudson 2012) et Monet and French Landscape : Vétheuil and Normandy (NGS publications, Édimbourg 2006).


Questions à la commissaire de l’exposition Katherine Bourguignon,

conservatrice à la Terra Foundation for American Art

 

- Quelles ont été les motivations de Mary Cassatt pour exposer avec les impressionnistes ? De quelles manières, a t-elle promu le courant pictural français auprès des collectionneurs américains ?
En voyage à Rome, Cassatt ne visite pas la première exposition impressionniste qui se tient à Paris en 1874. À cette époque, elle expose au Salon tout en s’intéressant aux expositions indépendantes, et voue une admiration à l’oeuvre d’Edgar Degas. C’est lui qui en 1877 invite Cassatt à participer à la cinquième exposition du groupe en 1879. Dès lors, comme les impressionnistes, elle ne participe plus au Salon et soutient de plus en plus les artistes d’avant-garde. Pendant toute sa carrière, Cassatt encourage ses amis et sa famille à acheter des tableaux impressionnistes. En 1877, elle conseille à Louisine Havemeyer l’acquisition de son premier tableau de Degas. Havemeyer comptera ainsi dans sa collection soixante-cinq tableaux et pastels de Degas. Les motivations de Cassatt sont multiples. Elle cherche à aider ses amis peintres mais aussi à enrichir les collections et les musées aux États-Unis. Elle veut permettre aux américains de connaître le meilleur de l’art européen – les chefs-d’oeuvre des maîtres anciens ainsi que ceux des impressionnistes.

- Quelle était la notoriété de l’impressionnisme français outre-Atlantique au cours des années 1880 ?
Au début des années 1880, l’impressionnisme français est présenté par la presse américaine de manière caricaturale. Les journalistes, qui n’ont pas vu beaucoup de tableaux impressionnistes sur le sol américain, restent perplexes devant le phénomène. C’est pourquoi ils associent le mouvement avec des artistes tels que Corot, Manet, Whistler ou Homer. Au cours des années 1880, de plus en plus d’expositions sont consacrées à l’impressionnisme français aux États-Unis et la critique se divise : certains continuent à dénoncer ce nouveau style mais ceux qui cherchent à le comprendre sont de plus en plus nombreux.

- Certains artistes ont établi leur « résidence » à Giverny. Comment expliquer ce choix ?
Les artistes qui se rendent à Giverny sont à la recherche d’un lieu de villégiature proche de Paris, où ils peuvent peindre en plein air. Les colonies comme Barbizon ou Grez-sur-Loing accueillent en 1887 beaucoup d’artistes contrairement à Giverny. Un premier groupe s’installe dans des maisons du village et fait la connaissance de Monet. Ils commencent à peindre les alentours. Très vite cependant, Giverny attire de nouveaux peintres et le petit village devient une véritable colonie au début des années 1890. Monet se retire chez lui face à cette invasion de jeunes gens venus du monde entier.

- John Singer Sargent a réalisé, une partie de sa carrière en Europe. A quelle époque était-ce ? Pourquoi cet exil et combien d’années a t-il duré ?
John Singer Sargent est né à Florence de parents américains. Il passe toute sa vie en Europe et effectue à l’âge de 20 ans son premier voyage aux États-Unis en 1876. Il ne retournera en Amérique qu’à l’occasion de courts séjours pendant les années suivantes. En véritable expatrié, Sargent se plait à vivre à Londres, Paris ou Venise. Il ne se considère pas moins « américain » et expose aussi bien en Europe qu’aux États-Unis.

- En France, il a été proche de Claude Monet. Comment leur amitié est-elle née ? Quelles ont été leurs influences artistiques mutuelles ?
C’est en 1876 à la galerie Durand-Ruel que Sargent rencontre Claude Monet. En 1881, ils exposeront ensemble au Cercle des arts libéraux à Paris à l’occasion d’une exposition collective. Sargent a 16 ans de moins que Monet. Leur correspondance montre l’Américain avide de conseils. Il rend visite à Monet à Giverny en 1885 avec lequel il se lie d’amitié. Dès son retour en Angleterre, Sargent commence une série de tableaux en plein air s’inspirant du maître français. À cette époque, Monet, quant à lui, exécute une série de tableaux avec des personnages en plein air avant de se consacrer uniquement au paysage. Serait-il possible que le français s’inspire de l’oeuvre de Sargent connu pour ses portraits ? Sargent trouve quelques acheteurs américains pour des oeuvres de Monet.

-Whistler était-il lié aux artistes impressionnistes français ?
Whistler n’exposera pas avec les impressionnistes français, mais il entretiendra pendant toute sa carrière des relations étroites avec plusieurs membres du groupe. Il rencontre Degas au début des années 1860, et un respect mutuel s’installera entre les deux artistes. Autour de 1870, Whistler et Monet évoluent dans les mêmes cercles artistiques à Paris et dès 1876, entretiennent une correspondance. Ce n’est qu’à compter de 1886 qu’une amitié liera les deux artistes. Ils commencent à exposer ensemble et se rendent régulièrement visite. Whistler, de six ans l’aîné, invite Monet en 1886 à exposer à la Society of British Artists, et l’année suivante Monet encourage Whistler à envoyer des oeuvres à la galerie Georges Petit, à Paris.

- De retour sur le sol américain, comment les artistes sont-ils parvenus à exposer leurs toiles d’influence impressionniste ? Quel a été alors l’accueil de ces toiles par la critique ?
Dès 1890, des artistes comme Theodore Robinson et John Leslie Breck commencent à exposer leurs oeuvres givernoises aux États-Unis alors qu’ils continuent de travailler dans le village. Même s’ils trouvent quelques admirateurs parmi les artistes et la critique, ces tableaux ne reçoivent pas les faveurs du grand public. Au cours des années 1890, les impressionnistes américains tels que William Merritt Chase, Childe Hassam et Edmund Tarbell exposent, notamment à New York et Boston. Mais ce n’est qu’en 1893 que l’impressionnisme américain trouve enfin sa reconnaissance à l’occasion de l’Exposition universelle de Chicago, où ces peintres américains sont largement représentés. L’impressionnisme américain perdurera jusqu’à la Première Guerre mondiale chez certains artistes américains qui travaillent en Californie.


 

Bruxelles, une capitale impressionniste | 11 juillet au 2 novembre 2014

 

La Belgique, qui a conquis son indépendance en 1830, connaît une prospérité exceptionnelle au cours du xixe siècle. Forte d’une industrialisation particulièrement précoce et d’un contexte libéral propice, elle s’affichera dès la fin du siècle comme une des toutes premières puissances économiques mondiales. Cette effervescence économique engendre une urbanisation rapide accompagnée d’une explosion démographique, mais aussi d’un bouillonnement culturel sans précédent. La modernité se déploie en tous domaines, accompagnée de tensions sociales inhérentes à une période de mutation intense qui suscite des visions très contrastées. À l’image de cette société en plein essor, les artistes belges explorent des voies alternatives dès les années 1860.

Carrefour des avant-gardes artistiques, la ville de Bruxelles s’est distinguée avec éclat par son effervescence culturelle au tournant des xixe et xxe siècles. Patrie de l’Art Nouveau et du Symbolisme, elle fut aussi parmi les premières à accueillir les chefs-d’oeuvre impressionnistes et néo-impressionnistes aux Salons des XX et de la Libre Esthétique.

Traditionnellement enclins à décrire le réel, sensibles au langage de la couleur et de la lumière, les peintres belges se sont alors imposés sur la scène artistique européenne en affirmant leur originalité au sein du mouvement impressionniste. Très tôt, des personnalités aussi diverses que celles de James Ensor, Emile Claus ou Théo Van Rysselberghe ont assimilé les leçons de la nouvelle peinture et se sont affirmées avec une indépendance rare dans l’évocation de la vie moderne, l’interprétation du paysage et l’art du portrait. Au fil de l’exposition qui présentera une centaine de tableaux issus des grands musées européens ainsi que d’importantes collections particulières, le parcours révèlera leur originalité. De 1870 à 1914, les peintres belges innovent dans une approche du réel, sublimé par une technique plus libre dans le traitement de la touche, de la lumière et de la couleur.


 

Autour de Claude Monet | 28 mars – 2 novembre 2014

 

Le musée des impressionnismes présente, en marge de ses expositions, un accrochage centré autour de quelques tableaux de Claude Monet. L’ esquisse de la collection du musée, associée à de généreux prêts d’oeuvres, permet de mieux comprendre l’histoire de l’impressionnisme et du postimpressionnisme, et de montrer quels en ont été les développements en France et dans le monde. Sans oublier que ces mouvements artistiques, nés au cours d’une des périodes les plus riches de l’histoire de l’art français, restent une source d’inspiration pour de nombreux artistes aujourd’hui. Les oeuvres présentées pourront évoluer chaque année selon les prêts, mais le thème de l’accrochage restera inchangé. Ainsi, à chaque saison, les visiteurs auront le plaisir d’admirer,en plus de nos expositions temporaires, des oeuvres sur le thème de l’impressionnisme.


SAISON 2013

Hiramatsu, le bassin aux nymphéas. Hommage à Monet. Du 13 juillet au 31 octobre 2013 L’art japonais n’a pas été sans influencer Claude Monet comme l’atteste sa collection d’estampes japonaises que l’on peut aujourd’hui admirer dans sa maison à Giverny. L’exposition « Hiramatsu, le bassin aux nymphéas. Hommage à Monet » montrera que, tout comme les estampes japonaises furent pour les impressionnistes une façon d’introduire une nouvelle philosophie de l’espace et de la lumière, les toiles de Monet représentent une source d’inspiration créatrice pour Hiramatsu Reiji.
Hiramatsu Reiji
Dessin de nénuphars et Jeu
© Hiramatsu Reiji. Collection particulière

Ce peintre japonais, né à Tokyo en 1941, visite Paris pour la première fois en 1994 et découvre les Nymphéas à l’Orangerie. Il se plait alors à marcher sur les traces du maître français dont il visite le jardin à Giverny. Plus de vingt tableaux et paravents peints selon la technique traditionnelle du nihonga, alliant tradition et modernité, seront réunis. Ces oeuvres seront associées à des oeuvres de Claude Monet, et à une sélection d’estampes japonaises, de Hokusai à Hiroshige.
Hiramatsu Reiji
Reflet de nuage doré
© Hiramatsu Reiji. Collection particulière.
Conférence « Le retour du japonisme au pays »
Le samedi 20 juillet à 15h30 par Hiramatsu Reiji, artiste-peintre. Conférence organisée par la Maison de la culture du Japon et l’Ambassade du Japon en France.
Le peintre de Nihonga, Hiramatsu Reiji, évoquera l’intérêt des artistes occidentaux pour l’art japonais

Giverny musée des impressionnismes 2013. Signac, les couleurs de l’eau. Du 29 mars au 2 juillet 2013. Dans le cadre de la seconde édition du festival Normandie Impressionniste consacrée au thème de l’eau, le musée des impressionnismes Giverny organise une exposition « Signac, les couleurs de l’eau ». Comme Claude Monet, Paul Signac a trouvé une source d’inspiration constante dans l’évocation de l’eau et de ses couleurs. Depuis les premières marines peintes sur le littoral normand avec une vigueur et une liberté impressionnistes jusqu’aux amples architectures portuaires aux couleurs vives d’après-guerre, la description de l’eau et du ciel offrirent à Signac un inépuisable prétexte à multiplier les variations chromatiques.
Paul Signac (1863-1935)
Voiles et pins, 1896
© Collection particulière

L’exposition comptera cent vingt oeuvres environ, peintures, aquarelles et dessins. Elle sera complétée par une riche section documentaire (photographies, publications et correspondances) présentée avec le concours des Archives Signac.
Paul Signac (1863-1935)
Les Andelys, la berge, 1886
Paris, musée d’Orsay. © Musée d’Orsay / Hervé Lewandowski